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Publié le - Mise à jour le
Très recherchés par les entreprises pour leur expertise, les profils IT doivent aussi pouvoir mobiliser diverses compétences comportementales, ou soft skills. Celles-ci sont en effet essentielles pour concrétiser les défis organisationnels de transformation digitale, notamment. Les écoles et organismes de formation dédiés aux métiers du numérique l’ont bien compris : ils intègrent de plus en plus cette dimension dans leurs objectifs pédagogiques.
À la rentrée 2022, la Grande école du numérique (GEN) a initié une approche originale d’orientation : partir des soft skills des candidats pour les aider à trouver la profession qui leur correspond le mieux. Pour les dirigeants de la GEN, l’idée sous-jacente relève du bon sens : si les connaissances techniques vont être acquises durant les années de formation, un socle de compétences comportementales est nécessaire aux étudiants pour avancer efficacement dans leur cursus, puis relever les enjeux opérationnels associés à leur métier et à leur poste. Une liste de 20 soft skills, considérées comme essentielles aux métiers du numérique, a donc été définie, avant d’être corrélée aux professions les plus recherchées par les entreprises.
Appartenant aux métiers du numérique les plus recherchés, le chef de projet digital doit, par exemple, faire preuve de rigueur, d’agilité, de sens de l’organisation ou encore de « pédagogie ». D’autres soft skills sont attendues chez le responsable Cybersécurité - comme la réactivité, l’esprit logique, le leadership et la patience. Chez le Data Analyst, le sens de l’innovation[1] est un must have, tout comme l’autonomie et la résistance au stress.
Si les compétences comportementales sont désormais mises en avant dans tous les métiers et secteurs d’activité, celles des professionnels évoluant dans les métiers du numérique représentent un socle incontournable. Comme l’explique Vincent Montet, Vice-président de l’Association de l’économie du numérique (ACSEL), « alors que nous évoluons dans un secteur en constante évolution et en perpétuelle réinvention, les soft skills vont nous permettre de naviguer dans cette complexité ».
Plusieurs d’entre elles se révèlent extrêmement précieuses dans les métiers du numérique, à l’image de la capacité de résolution de problèmes, mobilisée pour trouver de nouvelles modalités d’utilisation ou d’appropriation de technologies émergentes. Ou encore : la pensée critique et la créativité, afin de remettre en question des usages métiers pour en définir de nouveaux, et imaginer des solutions out-of-the-box. L’intelligence émotionnelle, l’esprit d’équipe et le leadership alimentent tout particulièrement la conduite de projet : aussi bien pour le mettre sur pied et le mener à son terme, d’un point de vue technologique et fonctionnel, que pour accompagner le changement, au bénéfice des parties prenantes et des utilisateurs finaux.
« Les compétences techniques sont toujours nécessaires mais les expertises complémentaires pour réaliser un projet étant de plus en plus pointues et variées, la capacité à communiquer (écouter) et à échanger autour d’un objectif commun est indispensable à la réussite d’un projet », confirme Frédéric Dufaux, Président de la Commission « Compétences » de l’association Talents du numérique.
Une autre compétence clé, dans les métiers du numérique, est la gestion du temps. Pour tenir les délais et répondre aux attentes de l’interne, le projet doit être précisément cadré en amont : définition des étapes clés, planning de réalisation, livrables attendus – sans oublier les différents contributeurs ! La capacité à coordonner une équipe et à l’entraîner dans un objectif commun est donc un élément très attendu par les recruteurs.
La formation initiale, comme continue, ne peut aujourd’hui se passer d’un focus « soft skills », aussi bien pour aider à les développer que pour fournir un cadre à leur expression. C’est le cas avec le Design Thinking, cette méthode de conception de produits ou de services innovants, qui place l’utilisateur au centre. Les développeurs, comme les experts de l’UX, ont tout à gagner à recourir à cette approche, qui va permettre d’expérimenter, in situ, plusieurs soft skills complémentaires. Le Design Thinking implique en effet d’observer, de générer des idées et de les tester. Autant d’étapes qui démontrent, s’il le fallait encore, que les métiers du numérique sont loin de se résumer à la mobilisation de compétences technologiques… Regroupant trois écoles – l’IIM (web et multimédia), l’ESILV (ingénieurs) et l’EMLV (management) –, le pôle Léonard de Vinci peut, à ce titre, être qualifié de pionnier. Laure Bertrand, sa directrice Soft skills, Développement durable, RSE & Carrières, fait d’ailleurs œuvre de pédagogie bien au-delà des « murs » du pôle[2] !
>> L’essentiel à retenir :
[1] Pour découvrir ce qui sous-tend l’innovation et le rôle des soft skills en la matière : consultez l’interview de Brieuc du Roscoät et celle de Philippe Silberzahn.
L’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INSHEA) et l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière y sont associés par décret depuis 2016. Le Collège International de Philosophie est devenu une composante de la ComUE Université Paris Lumières en 2017.
[2] Pour en savoir plus sur le développement des soft skills au sein du pôle Léonard de Vinci, et sur l’inspiration à puiser chez Léonard de Vinci : retrouvez l’interview vidéo de Laure Bertrand.