Podcast CULTURE SOFT (saison 3) - Soft skills & recrutement : comment les identifier pour recruter juste ? (épisode 1)

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Soft skills, un intérêt grandissant de la part des recruteurs

Comme le montrent de nombreuses études, les recruteurs misent de plus en plus sur les soft skills pour contourner les difficultés de recrutement rencontrées par toutes les entreprises[1]. Pourquoi cet intérêt particulier ?

La quête du candidat idéal est délicate : plus la liste de compétences recherchées est longue, plus le talent sera difficile à identifier, plus la liste est courte, plus il sera difficile de trouver un candidat qui les possède toutes. Cette quête est aussi rendue difficile par la disparité des compétences spécifiques souhaitées, pour un même poste dans des entreprises différentes, selon le secteur d’activités de l’entreprise, son marché, sa taille…

Le recruteur doit être capable de prioriser les compétences, à la fois celles qui sont indispensables mais aussi celles qui peuvent s’apprendre, si elles ne sont pas acquises au moment de rejoindre l’entreprise. Recruter un candidat qui n’a pas toutes les compétences techniques pour le poste mais qui, grâce à ses soft skills, sera en capacité d’apprendre la compétence métier manquante rapidement - pour être au niveau - est une des réponses à la pénurie de talents.

Quelles soft skills sont mobilisées pour acquérir de nouvelles compétences - et comment les évaluer ?

Un recruteur qui s’appuie sur les soft skills des candidats mise sur des “potentiels”. Réflexion faite, c’est le principe même du recrutement ! On ne peut jamais vraiment savoir si un candidat va réussir dans l’entreprise, il y a toujours un risque d’échec. Or les soft skills, si elles sont bien identifiées, réduisent ce risque.

Justement, quelles sont les soft skills à rechercher chez un candidat pour faciliter la formation à la compétence technique manquante ? On retrouve ici notre triptyque gagnant récurrent - estime de soi / connaissance de soi / confiance en soi - à la fois pour la capacité du candidat à se dire qu’il va réussir mais aussi pour s’assurer qu’il sera conscient de ses lacunes. L’écoute est également très importante, pour absorber les nouvelles informations. Quant à la compétence Apprendre à apprendre[2], elle est extrêmement utile tout en étant assez délicate à détecter.

Détecter les soft skills, tel est l’un des enjeux clés pour réussir un recrutement ! Le  baromètre WeSuggest publié en 2022 par PerformanSe[3] révèle ainsi que 84% des recruteurs les évaluent… à l’intuition. Ceci alors qu’il existe différentes solutions pour évaluer les soft skills chez un candidat, accessibles à toutes les bourses.

Si le budget alloué au recrutement est suffisant, un Assessment Center - centre d’évaluation où les candidats passent des tests individuels et collectifs, en situation réelle - est une méthode efficace. Elle permet aux recruteurs d’observer les comportements des candidats en milieu professionnel (ou presque) et d’évaluer leur capacité à interagir, réfléchir, prendre des décisions, écouter, résister au stress… Dans la même veine, le cognitive game - évaluation des compétences cognitives grâce aux sciences et aux jeux vidéos - développé par la start-up Goshaba[4] est aussi une méthode intéressante.

En cas d’absence de budget pour évaluer les soft skills, rien de mieux que la mise en situation pendant l’entretien, en demandant au candidat quelles sont les soft skills qu’il a mobilisées dans une situation bien précise. Sa réponse, et particulièrement sa manière de raconter son expérience, est une très bonne façon d’évaluer ses soft skills.

Les soft skills impliquées à 360° dans le processus de recrutement

La rédaction de la fiche de poste demande une collaboration étroite entre les professionnels RH et les managers - et aussi les collaborateurs, conscients des compétences nécessaires pour réussir - pour identifier ce qui doit y figurer, et faire des mises à jour. En particulier pour les soft skills, qui sont des compétences 100% contextuelles.

Les candidats eux-mêmes ont un rôle à jouer dans le processus de recrutement, notamment par rapport à l’identification de leurs soft skills, qui ne sont pas des compétences “additionnelles” mais bien des compétences à part entière ! S’ils sont encore nombreux à hésiter à les faire apparaître sur leur CV, c’est en fait un atout majeur dès l’étape de sélection des candidatures.

Les recruteurs doivent impérativement mobiliser leur connaissance globale des soft skills, et celles dont ils disposent à titre personnel. Un recruteur qui connaît les 3 leviers de la communication - verbale, para-verbale et non verbale - pourra se montrer plus perspicace en entretien. La pensée critique[5] permet de faire attention aux biais cognitifs (comme la “première impression”) et l’écoute et l’empathie offrent l’opportunité de comprendre la façon de penser et de réagir du candidat. Enfin, une bonne gestion du stress - de celui du candidat pour le mettre en confiance ou de celui du recruteur pour le libérer de la pression du résultat - est importante.

Spoil : A l’occasion de cette 3ème saison, notre duo préféré avait hâte de vous retrouver pour partager avec vous cette nouvelle aventure au cœur des grandes thématiques RH. Dans cet épisode s’il est aussi question de rencontre, cap sur les soft skills, comme d’habitude 😀


[1] Pourquoi les soft skills sont au coeur du recrutement : les réponses de Monster

[2] Apprendre à apprendre : enquête sur le compétence clé du 21ème siècle

[3] PerformanSe, société expert de l’évaluation des soft skills depuis 35 ans

[4] Goshaba permet à chacun.e de prendre conscience de son potentiel à travers des évaluations objectives.

 

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