Aucun produit dans votre panier.
Aucun produit dans votre panier.
Publié le - Mise à jour le
A 55 ans, le Directeur des Ressources Humaines de la maison Agnès B a déjà derrière lui une brillante carrière.
Ce grenoblois d'origine « monte à Paris » au début des années 90 pour finaliser ses études avec la ferme intention de retourner dans l'Est dès que possible. Oui mais voilà, à 25 ans il effectue son stage d'étude au sein de la maison Yves Saint Laurent et plus rien ne sera alors comme avant. Il en deviendra le DRH adjoint jusqu'à son acquisition par le groupe Gucci
Christophe Baratier décide de créer alors sa propre entreprise : un jobboard dédié à l'univers de la mode et du luxe. C'est à ce moment que la direction du groupe Gucci ( Keiring aujourd’hui) lui demande d'assurer les fonctions de DRH de transition. Ainsi, 3 jours après avoir quitté la maison Yves Saint Laurent il manage la maison Balenciaga. Cette mission de transition a fait forte impression et son nom commence à circuler dans le petit monde de la mode jusqu'à ce que le groupe Diesel qui venait d'acquérir Martin Margiela, l'approche et l'engage là encore pour assurer la transition. Durant 10 ans, Christophe Baratier devient « le » manager français de transition du monde du luxe (les caviars Prunier, Jean Paul Gauthier). Un jour de 2010 c'est la maison Agnès B qui l'appelle, toujours pour une mission de transition. Mais cette fois, après 6 mois, on lui propose de rester. Il accepte et devient DRH du groupe et du réseau retail et boutiques Agnès B.
S'il admet volontiers que c'est bien le hasard qui l'a mené vers le secteur des ressources humaines, Christophe Baratier n'en changerait pour rien au monde. La diversité des profils, des métiers, des entretiens, des saisons car dans une maison de couture les saisons c'est important, cette diversité constante rythme son quotidien. Comme pour canaliser ce mouvement perpétuel, la notion de « maison » génère un sentiment d'attachement qui incite les collaborateurs à l'engagement. « La mode est un secteur qui présente de nombreux avantages : on est sur l'esthétisme, les belles choses. Quand on regarde les résultats financiers de ces trente dernières années, on peut dire que ce secteur a été privilégié et il l'est encore. Il y a des moyens que d'autres secteurs n'ont pas, cela ouvre les possibilités et en particulier dans le domaine des ressources humaines. »
Le recrutement des profils créatifs, celui des stylistes ou des directeurs artistiques, est un moment clé dans la vie d'un DRH de mode. « J'ai eu cette chance de participer ou de gérer des processus entiers de recrutement à des postes créatifs. J'ai de très bons souvenirs, notamment l'une de mes premières rencontres avec Albert Elbaz ou Hedi Slimane. J'ai eu l'opportunité de recruter de jeunes stylistes, de les voir évoluer au sein de la maison, faire des collections extraordinaires pour lesquelles la presse s'enflamme et les voir partir prendre des responsabilités dans d'autres maisons et en faire des marques au sommet de la mode et de l'art. Se dire qu'on a été à l'origine, qu'on les a accompagné, coaché, on peut dire que c'est une satisfaction. »