Votre hygiène de vie influence vos capacités cognitives (et vous ne le saviez peut-être pas)

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Le lien de cause à effet entre hygiène de vie et bonne santé n'est plus à démontrer. Mais saviez-vous qu'une bonne alimentation, un sommeil réparateur et la pratique d'une activité physique régulière sont autant de facteurs qui influencent directement nos capacités cognitives ? C'est en tout cas ce que nous apprennent de nombreuses études qui convergent pour démontrer qu'un mode de vie sain booste notre cerveau, améliore nos capacités d'apprentissage et préserve notre intelligence à long terme. On fait le point !

L'alimentation : un carburant pour les neurones ?

L'expression « un esprit sain dans un corps sain » n'a jamais été aussi vraie. Si l'on savait déjà que les hormones jouaient un rôle sur notre cognition, il semblerait que ce que nous mettons dans notre assiette influe aussi sur notre cerveau. Dans un article de l'Institut de cardiologie de Montréal, publié en mai 2023, le neuropsychologue Louis Bherer met en évidence les résultats de plusieurs études rapportant qu'une alimentation riche en végétaux est associée à une réduction du risque de déclin cognitif et de maladies neurodégénératives. Selon lui, les régimes types méditerranéen, riche en légumes, huile d'olive et poissons et faible en viandes rouges et produits transformés, sont particulièrement bénéfiques pour protéger le cerveau du vieillissement. Une variante au régime méditerranéen, le régime MIND qui intègre davantage de légumes verts à feuilles, pourrait être encore plus bénéfique pour la santé cognitive, et notamment pour prévenir la maladie d'Alzheimer.

En revanche, une alimentation riche en sucres raffinés et en graisses saturées pourrait impacter nos performances cognitives dès les premiers jours. Une étude australienne menée sur des rats a révélé que les sujets nourris avec un régime occidental (riche en fast-foods et en produits ultra-transformés) montraient des signes d’inflammation dans l’hippocampe, la région du cerveau impliquée dans la mémoire et l’apprentissage. Résultat : une dégradation rapide de leurs capacités cognitives, indépendamment de leur prise de poids.

Fait plus surprenant encore : une autre étude suggère une corrélation entre la consommation régulière de fromage et une meilleure santé cognitive chez les personnes âgées. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaire pour confirmer cette hypothèse, cette étude a le mérite de mettre en évidence que l'alimentation, dès l'enfance, a des conséquences significatives sur la santé cognitive et les facultés d'apprentissage à l'âge adulte.

Sommeil : allié indispensable du cerveau… et de la mémoire

Dormir trop peu ou trop longtemps peut nuire à nos fonctions cognitives. En 2020, une étude d'envergure, menée sur plus de 20 000 participants, révélait un lien entre la durée du sommeil et le déclin cognitif chez les personnes de plus de 45-50 ans. Selon cette étude, la durée idéale de sommeil serait de sept heures environ. En revanche, dormir moins de quatre heures ou plus de dix heures par nuit est associé à un déclin cognitif plus rapide.

La mémoire est particulièrement impactée par un sommeil inadéquat, ce qui est alarmant à la lumière des liens entre troubles du sommeil et maladies neurodégénératives comme Alzheimer. Le sommeil lent (NREM) joue un rôle crucial dans la consolidation des souvenirs et l'amélioration des capacités cognitives, en permettant une synchronisation et une réorganisation neuronale bénéfique à l'apprentissage. Une découverte récente va encore plus loin : des chercheurs ont montré que la stimulation électrique à basse fréquence, imitant les ondes delta du sommeil lent, pourrait reproduire certains effets bénéfiques du repos sans nécessiter de dormir. Cette technologie pourrait notamment être utile pour les personnes souffrant d’insomnies chroniques… ou pour les étudiants en période d’examens !

L'activité physique : un booster pour les capacités cognitives

Il existe une forte corrélation entre la forme physique et les performances cognitives. Une étude de l'Université de Münster a démontré que les individus ayant une meilleure endurance obtenaient de meilleurs résultats aux tests de mémoire, de vitesse de traitement et de fonctions exécutives. Une des explications, selon les chercheurs, réside dans la substance blanche du cerveau, qui assure la communication entre les différentes régions cérébrales.

L’exercice physique joue un rôle clé dans la plasticité cérébrale. Il favorise la production de nouvelles cellules nerveuses (neurogenèse) dans l’hippocampe, une région essentielle pour la mémoire et l’apprentissage. Une activité physique régulière pourrait ainsi avoir un impact bénéfique et protecteur sur la structure du cerveau et les performances cognitives à tout âge. Si les résultats sont confirmés par la recherche, l'activité physique pourrait devenir un moyen de prévention de certaines pathologies dégénératives, voire faire partie des méthodes thérapeutiques.

Toutes les études le confirment : sommeil, alimentation et activité physique sont trois piliers indissociables de la santé cognitive. Une bonne hygiène de vie ne se limite pas à un bien-être physique, elle est également essentielle à nos capacités d'apprentissage, de mémoire et de concentration. Adopter une approche holistique en prenant soin de son sommeil, en privilégiant une alimentation équilibrée et en pratiquant une activité physique régulière est la meilleure stratégie pour optimiser son cerveau et préserver ses facultés cognitives tout au long de sa vie.

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