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Publié le - Mise à jour le
Malgré une prise de conscience accrue de la société française et un arsenal juridique renforcé, les violences intrafamiliales demeurent un fléau majeur contre lequel je livre un combat sans faille depuis plus de 15 ans.
La libération de la parole des victimes, notamment via les mouvements « Balance ton porc » et « Me Too », a permis de mieux exposer ces situations de violence.
Cependant, malgré ces avancées, les violences intrafamiliales restent une réalité tragique et persistante.
Les violences intrafamiliales comprennent les violences physiques, psychologiques, économiques ou sexuelles, commises par un conjoint, un partenaire de PACS, un concubin ou un ex-partenaire. Elles peuvent se manifester donc par :
Cette violence peut être unique, répétée ou habituelle. Elle peut être commise au domicile ou en dehors, pendant la vie commune ou après la séparation.
Ce qui caractérise avant tout les violences conjugales sur le plan juridique, c’est l’abus de pouvoir, la domination et la mise sous emprise, qui empêchent la victime d’échapper à la relation violente et aggravent la dangerosité de l’auteur.
Le Code pénal sanctionne ces actes de manière renforcée, considérant que la relation intime rend la victime particulièrement vulnérable et accroît la gravité des faits.
Les auteurs encourent notamment :
Malgré ce dispositif pénal sévère, les sanctions restent, en réalité, faibles et l’on observe une récidive fréquente et un passage à l’acte qui survient souvent dans un contexte déjà connu des autorités.
Les statistiques récentes confirment une hausse préoccupante des violences conjugales en France :
Ces données révèlent que, dans une société marquée par une montée générale de la violence, les femmes restent les principales victimes et le domicile conjugal demeure le lieu le plus dangereux.
En France, plusieurs outils juridiques et techniques visent à protéger les victimes de violences intrafamiliales :
Malgré l’arsenal juridique et les mesures de protection mises en place, les violences conjugales continuent de sévir en France. Plusieurs facteurs expliquent cette persistance :
Pourquoi n’arrive-t-on pas à endiguer ce fléau, alors que la lutte contre les violences intrafamiliales était l’une des priorités du gouvernement Macron ?
Le 11 décembre prochain, ce sera à moi de tenter de trouver non seulement une explication quant à l’augmentation malheureuse de ces chiffres, mais surtout d’essayer d’envisager la création de nouveaux outils peut-être plus performants en termes de prévention et d’insister sur la nécessité d’une véritable volonté politique et d’une radicalisation des sanctions.
Comme Simone De Beauvoir le disait « La fatalité ne triomphe que si on croit en elle ».
Je veux croire que les violences intrafamiliales ne sont pas une fatalité !
Je serai donc présente le 11 décembre prochain de 14h15 à 16h15 pour la 14e édition de La Convention Lefebvre Dalloz au M Social Hôtel Paris, afin de partager avec vous mon expérience.
J’attends de vous que l’on puisse échanger de la manière la plus interactive possible sur ces différents enjeux de société.
Rédigé par Maître Nathalie TOMASINI