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Publié le - Mise à jour le
Dans un contexte environnemental et sociétal tendu, la RSE apparaît comme l'un des enjeux majeurs des entreprises, qui tendent à élire des « référents » RSE au sein des équipes pour porter la démarche et mettre en place des actions concrètes. Par chance, ces derniers peuvent compter sur un large panel de soft skills pour mener à bien leur mission.
Le monde du travail change. D'un côté, l'inflation, l'urgence climatique, les inégalités en tout genre et le contexte post-crises renforcent l'importance de la RSE. De l'autre, le développement des compétences pour assurer les transformations en cours et à venir, s'installe dans les stratégies. En ce sens, les soft skills, de plus en plus connues, ne sont pas forcément « comprises »[1]. L'année 2024 s'annonce ainsi charnière pour les entreprises, en matière de mise en place de politiques RSE et de développement des soft skills.
D'autant plus que ces deux tendances se nourrissent mutuellement pour créer une véritable culture d'entreprise : les soft skills facilitent le déploiement d'une démarche RSE, tandis que la RSE, en insufflant des valeurs communes basées sur l'éthique, favorise l'épanouissement des compétences.
Fondée en 2021 par Maëlle Beltas et Mathieu Lafont, Reform est une communauté regroupant de nombreux acteurs engagés sur l'impact social et environnemental pour accompagner les entreprises dans leur transition vers des modèles plus durables. Dans un article dédié, Reform revient sur les qualités, notamment comportementales, essentielles pour mener à bien une politique RSE. C'est le cas de l'audace : une soft skills qui permet d'oser proposer, de prendre des initiatives, de sortir des sentiers battus pour faire bouger les lignes.
La loyauté et l'engagement – envers l'organisation mais surtout envers ses propres valeurs – sont également de mise. Lorsque l'on se retrouve confronté à un obstacle, rien n'est plus puissant que la loyauté pour ne pas baisser les bras et continuer à agir pour ce que l'on croit juste. Une situation dans laquelle les responsables RSE des entreprises risquent de se trouver peut-être plus d'une fois…
D'autres compétences comportementales peuvent être d'une grande aide : l'humilité, la résilience, la persévérance, etc.
D'un côté, les compétences relationnelles permettent de communiquer facilement et harmonieusement avec les autres, quel que soit le contexte. Elles sont ainsi déterminantes dans la mise en place de politique RSE, qui nécessite de sensibiliser et d'engager l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise. Toujours selon Reform, l'écoute active, la capacité à motiver ou encore l'intelligence émotionnelle apparaissent comme des armes précieuses pour tous les responsables RSE. Mais on peut également citer la communication non-violente : une alliée de taille pour réussir à diffuser des messages en toute bienveillance et à faire avancer les projets.
De l'autre côté, les compétences cognitives font appels à nos capacités mentales et aux aptitudes techniques. Pour les référents RSE, l'esprit critique permet de prendre du recul sur les événements en cours, de challenger les idées et d'analyser les données pour prendre les meilleures décisions possibles. Tout comme la capacité à résoudre des problèmes complexes, trouver des solutions, des alternatives et faire preuve de créativité.
Si, comme on vient de l'évoquer, les soft skills sont précieuses pour les responsables RSE, l'inverse est aussi vrai. En effet, la mise en place d'une démarche RSE au sein des entreprises favorise l'épanouissement des compétences douces. La RSE, ce n'est pas seulement un enchaînement d'actions isolées, il 'agit plutôt d'un état d'esprit qui imprègne l'ensemble de la culture de l'entreprise. En plaçant les considérations sociales et environnementales au cœur de leurs activités, les organisations qui embrassent la RSE favorisent un environnement de travail fondé sur des valeurs éthiques et durables. Parmi lesquelles, on retrouve tout un panel de soft skills précieuses : la communication et l'écoute, la résolution de conflit, la coordination, etc.
En somme, mettre en place une stratégie RSE et participer à certaines actions de cette politique pousse les collaborateurs à puiser dans leurs propres valeurs et à mettre à profit leur soft skills. Parfois même, à en découvrir de nouvelles ! Prenons un exemple : l'entreprise organise un atelier pour sensibiliser les salariés aux enjeux environnementaux actuels – en ce sens, la Fresque du Climat propose plusieurs offres spécialement conçues pour les entreprises[2]. Ce type d'atelier requiert bien souvent que les participants s'appuient sur leurs soft skills pour travailler collectivement, comprendre l'urgence climatique, proposer des solutions innovantes, etc. La créativité, l'empathie, l'écoute et la confiance en soi et envers les autres, notamment, en font partie.
[1] Ce que démontre notre dernier Baromètre des Soft Skills 2024.
[2] Pour en savoir plus sur la Fresque du Climat et le lien entre RSE et soft skills, retrouvez l'interview vidéo de Nicolas Froissard, directeur général de la Fresque du Climat.