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Publié le - Mise à jour le
Dans une décision récente, le Conseil d'État estime que les véhicules de démonstration destinés à promouvoir une marque automobile peuvent être considérés comme des immobilisations malgré une utilisation de courte durée. Quelles sont les conséquences de cette décision ?
En comptabilité, la classification entre immobilisations et stocks repose principalement sur l'objectif du bien. Les immobilisations sont des actifs utilisés pour la production, la fourniture de services, la location à des tiers ou à des fins de gestion interne. Les stocks, quant à eux, sont destinés à être vendus ou consommés dans le processus de production ou de prestation de services.
Toujours sur le plan comptable, un bien peut être classé en immobilisation même s'il doit être revendu après son utilisation. La durée d'utilisation ne permet pas à elle seule de définir le classement de la dépense.
La durée d'utilisation supérieure ou inférieure à 12 mois, largement utilisée en pratique, n’est en effet qu’un indice réfutable en comptabilité. En d’autres termes, une durée d'utilisation inférieure à 12 mois n'exclut pas automatiquement un bien d'être considéré comme une immobilisation, tant que le critère lié à l’objectif du bien acquis est respecté.
C’est la raison pour laquelle les véhicules de location acquis par une entreprise spécialisée de ce secteur sont classés comme immobilisations malgré leur revente en moins de 12 mois.
Dans une affaire récente, le Conseil d'État adopte une approche fiscale similaire à l'interprétation des règles comptables (CE 22-11-2022 n° 456405). La Haute juridiction estime en effet que des véhicules de démonstration utilisés pour promouvoir une marque automobile constituent des immobilisations, bien qu'ils aient été revendus moins de 12 mois après leur acquisition.
Le Conseil d’Etat considère notamment que sur le plan fiscal :
Au cas d’espèce, la décision du Conseil d’État concernait la filiale française d’un constructeur automobile, dont l’activité principale consistait à promouvoir et développer la marque en France. Au terme d’une vérification de comptabilité, l’administration fiscale avait remis en cause l’inscription en stock de véhicules de démonstration, et la provision pour dépréciation correspondante, considérant qu’ils devaient être comptabilisés en immobilisations.
Cette décision met en évidence l’importance pour les directions comptables et cabinets d’expertise comptable de vérifier leurs procédures en la matière. Il est notamment recommandé :