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Publié le - Mise à jour le
Quelle est LA soft skill associée aux reconfigurations du monde du travail ? Vous connaissez sans doute la réponse… Dans un contexte d’interactions multiples et variées, alors que l’organisation du travail et les missions associées à un même métier évoluent, pour faire face aux changements de rythme de travail, l’adaptabilité professionnelle constitue notre principal atout. Elle nous permet en effet de nous ajuster au changement – avec un maximum de sérénité. Exploration en compagnie du duo de CULTURE SOFT.
Cela vous semble paradoxal ? Eh bien non ! En effet, la résistance au changement est un phénomène « naturel », qui s’explique en grande partie par les modalités de fonctionnement de notre cerveau. Grand consommateur d’énergie, celui-ci cherche avant tout à l’économiser. Or, tout processus d’adaptation implique une suractivité de sa part et donc, une consommation accrue d’énergie. D’où notre tendance spontanée à préférer évoluer en terrain connu.
Toutefois, pour progresser, cultiver notre employabilité ou préserver notre bien-être au travail, l’ouverture à la nouveauté ainsi qu’à des pratiques ou comportements différents des nôtres, s’avère indispensable. Face aux reconfigurations du monde du travail, nous devons accepter de nous ajuster, parfois même au fur et à mesure des évolutions. Dans cette perspective, l’adaptabilité professionnelle est décisive. Alors, s’agit-il d’une soft skill « unique » - ou du résultat de la mobilisation de plusieurs aptitudes ou compétences soft ?
Commençons par celles que l’on peut qualifier de « clés de voûte », à savoir : l’intelligence émotionnelle et la connaissance de soi.
Avec la première, l’enjeu est d’être capable de reconnaître très rapidement les émotions qui nous animent – et celles que les autres ressentent. Ou, plus précisément : de pouvoir identifier les besoins que ces émotions traduisent. Car des besoins ignorés sont bien souvent à l’origine de conflits ou, a minima, de refus - persistants - du changement.
Avec la seconde, tout aussi cruciale pour développer l’adaptabilité professionnelle, nous réalisons pleinement quelles sont les valeurs, personnelles et sociales, qui nous guident. Nous sommes au fait de nos sources de motivation et nous avons une idée des croyances qui peuvent nous influencer. Or, les transformations à opérer vont venir heurter ces différents drivers[2]. Le malaise, ou mal-être, qui peut en résulter, risque de nous empêcher de faire le pas de côté nécessaire pour nous adapter.
Au-delà de ces deux soft skills « socles », d’autres compétences nourrissent l’adaptabilité professionnelle. C’est le cas de la confiance et de l’affirmation de soi, qui nous permettent d’oser demander de l’aide, par exemple, et de protéger notre intégrité professionnelle, voire notre santé. Grâce à elles, nous pouvons nous appuyer sur nos petites ou grandes réussites, pour continuer à apprendre et, ainsi, nous adapter. La capacité à penser out of the box, tout comme la pensée critique (dans le sens d’une pensée « en action », qui compare, analyse et challenge si nécessaire), agissent aussi, positivement, sur l’adaptabilité professionnelle. Sans oublier la compétence Apprendre à apprendre : impossible de s’ajuster, puis de se réajuster, sans apprendre en continu !
Sans s’appesantir sur la notion de compétence, rappelons que, pour en être doté, il faut « savoir agir et interagir en situation professionnelle » – selon la formule de l’expert Guy Le Boterf. Ceci sur 3 axes distincts :
Soulignons, aussi, qu’il n’existe pas de définition unanimement acceptée de cette notion !
Dans cette perspective, on comprend néanmoins que la curiosité, l’ouverture d’esprit ou la prise de recul ne peuvent intégrer le champ des « compétences ». Il ne s’agit donc pas de soft skills[3]. Cela n’empêche pas ces aptitudes de contribuer à l’adaptabilité professionnelle. Ainsi, l’ouverture d’esprit et la curiosité poussent à s’intéresser à ce que l’on ne connaît pas encore ; elles stimulent l’envie de découverte et limitent l’effet de rejet par principe. Quant à la prise de recul, elle réduit également ce phénomène tout en permettant d’analyser, de façon distanciée, le ou les changements à opérer.
L’adaptabilité professionnelle est devenue cruciale dans la plupart des métiers, en contexte de recherche d’emploi ou de repositionnement professionnel. Pouvant être qualifiée de méta-compétence, cette soft skill implique une bonne connaissance de soi – notamment - et se muscle au fil de nos expériences. Une condition néanmoins : savoir faire preuve de réflexivité, pour analyser les mécanismes ou attitudes nous ayant permis de nous adapter avec succès - ou plus difficilement. La bonne nouvelle ? Nous pouvons TOUS la développer, en entraînant nos autres soft skills !
[1] Les 9 soft skills explorées précédemment dans CULTURE SOFT alimentent l’adaptabilité professionnelle, à des degrés divers.
[2] Que ces drivers soient positifs ou non (croyances limitantes).
[3] Pour certains experts, la curiosité et l’ouverture d’esprit appartiennent à la famille des soft skills. En toute hypothèse, elles contribuent au développement de plusieurs de ces compétences, et l’on peut également les « muscler ».