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Publié le - Mise à jour le
Les entreprises françaises sont confrontées à une série de défis majeurs depuis trois ans. Face à ces pressions, les managers doivent développer des compétences comportementales essentielles pour maintenir la cohésion des équipes, répondre aux attentes des collaborateurs en matière de flexibilité et gérer efficacement leur temps. Retour sur les points clés de l’infographie sur les compétences comportementales du manager, réalisée par Lefebvre Dalloz Compétences.
Depuis l'année 2020, les entreprises françaises font face à une série de défis majeurs qui ont profondément perturbé leur environnement opérationnel. La pandémie mondiale de Covid-19 a été le premier bouleversement majeur, suivi de la guerre en Ukraine et les tensions géopolitiques. Dans le même temps, l'inflation croissante a pesé sur les coûts de production des entreprises.
Par ailleurs, le travail hybride s'est généralisé. La pandémie a accéléré l'adoption du travail à distance, et de nombreuses entreprises ont opté pour un modèle hybride nécessitant des ajustements importants au niveau de l'organisation, de la technologie et de la culture d'entreprise.
Quand chacun des collaborateurs “importe” ses inquiétudes et interrogations au travail, que peuvent faire les managers ?
Un manager efficace doit posséder cinq compétences comportementales essentielles pour favoriser la réussite de son équipe. Tout d'abord, il doit être un auditeur attentif, prêt à écouter et comprendre les préoccupations et les idées de ses collaborateurs.
Ensuite, il doit fournir un feedback régulier et structuré[1], offrant ainsi des orientations précieuses pour la croissance et le développement de chaque membre de l'équipe. De plus, partager des briefs clairs permet de clarifier les attentes et les objectifs, évitant ainsi les malentendus et les erreurs. En outre, offrir de la visibilité aux collaborateurs, en les tenant informés des projets et des décisions, favorise leur engagement et leur confiance. Enfin, un manager efficace sait comment motiver et accompagner les équipes, en reconnaissant leurs contributions et en les soutenant dans l'atteinte de leurs objectifs.
Quand ce type de compétences comportementales est au rendez-vous, la pression diminue au sein des équipes. Les conditions sont réunies pour fournir un travail de qualité.
De plus en plus, les collaborateurs souhaitent travailler en mode ATAWAD : AnyTime, AnyWhere, Any Device (n'importe quand, n'importe où, sur n'importe quel appareil). C’est un mode de travail qui permet aux individus d'accéder à leurs tâches, données et outils de travail de manière flexible et décentralisée. Il favorise la mobilité et l'autonomie.
D’après l’étude OpinionWay pour Mazars « Future of Work : quelles attentes de la gen Z pour l’entreprise de demain ? », la dimension AnyTime est souhaitée pour 73% des collaborateurs de la Gen Z. De son côté, la dimension Anywhere inclut, de façon impérative, un « espace physique de travail » - pour 79 % des répondants à l’enquête.
Pour réaliser au mieux leurs missions, les collaborateurs attendent d’abord une bonne ambiance de travail - attente accrue, à l’égard des managers, de permettre de « bien vivre » le travail à distance. Le désir de formation est aussi très présent - apprendre et développer de nouvelles compétences -, comme la volonté d’avoir la possibilité de proposer des idées ou des solutions.
Pour relever ces défis, les managers doivent entretenir la bonne cohésion de l’équipe, fournir tous les moyens nécessaires au développement des compétences (outils, temps dédié…), faire preuve de disponibilité - sans empiéter sur leur temps de travail personnel - et accorder le droit à l’erreur.
Dans le contexte du travail hybride, les managers ont l’obligation de calibrer les moments de partage en présentiel et à distance.
Chacun a son propre rapport au temps. Quand certains managers (et collaborateurs !) sont monochrones - c’est à dire qu’ils effectuent une tâche à la fois, en priorisant le travail en cours -, d’autres sont polychrones : ils sont capables de réaliser plusieurs tâches en parallèle et donnent la priorité au contact avec les autres. Le monochrone favorise la concentration, le polychrone l’agilité.
Lorsque la charge de travail s’intensifie, la loi de Pareto, connue également sous le nom de règle des 80/20, permet d’identifier en un clin d’œil quelles sont les priorités. Une méthode pour optimiser la gestion du temps de travail indispensable pour les managers et dirigeants d’entreprise. Elle indique que 20% de nos tâches génèrent 80% de nos résultats. Le manager doit alors prioriser, en termes de temps et d’énergie, ces 20 % de tâches – pour lui-même et ses collaborateurs. C’est un moyen d'analyse très simple pour les managers, qui permet de hiérarchiser le travail.
A cela s'ajoutent les “singes” sur les épaules du manager, qui le ralentissent. On appelle les singes tous les sujets, qui ne lui incombent pas, qu’il doit gérer au quotidien. Dans cette situation, l’assertivité et l’affirmation de soi, dans le respect de l’autre, sont leurs alliés pour oser dire non.
Travailler plus longtemps chaque jour pour répondre à toutes les demandes n’est pas une bonne solution : il faut mieux travailler. Déléguer, en fixant le cadre, structurer certaines tâches et accepter de revoir à la baisse son niveau de perfectionnisme sont les solutions pour répondre à l’augmentation de la charge de travail. Mais face à la pression, quelles sont les solutions pratiques ?
Le premier réflexe : savoir reconnaître ses propres réussites et les efforts engagés, en s’adressant des messages positifs, éliminer les émotions-parasites et excessives, en déterminant les besoins préalables, et en prenant soin de son corps et de sa santé. Ce triptyque permet d’appréhender la pression dans les meilleures conditions.
Et parce qu’un manager soft skillé en vaut deux, les compétences comportementales sont des atouts significatifs pour atteindre les objectifs en équipe. Face à la pression, le manager doit être capable de comprendre son comportement et anticiper ses réactions : la connaissance de soi est un excellent levier pour gérer son stress. L’assertivité permet de savoir dire non lorsque la charge de travail n’est plus tenable. La communication, aussi bien à distance qu’en présentiel, doit être régulière. Elle nécessite une écoute active[2] et se nourrit de reformulations, pour s’assurer d’avoir été bien compris. Quant à l’intelligence émotionnelle, elle renforce l’adaptabilité professionnelle.
[1] Culture du feedback : un axe de management qui favorise l'engagement