Prise de décision et pensée critique : quels processus ? - Mélany Payoux répond en vidéo

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Avec la montée en puissance de l’autonomie dans de nombreuses organisations, chacun de nous est amené à faire des choix « à impact » dans le cadre de ses fonctions. Quels processus la prise de décision engage-t-elle ? Les émotions sont-elles impliquées ? Par ailleurs, sommes-nous tous en proie à la suggestibilité ? La pensée critique pourrait alors être notre meilleure alliée… Exploration - en vidéo - avec Mélany Payoux, docteur en psychologie cognitive et manager de l’Innovation chez Performance.

1 – Que mobilisons-nous pour prendre une décision ? 

Dans un premier temps, la prise de décision repose sur des processus cognitifs. Comme le rappelle Mélany Payoux, une phase de « traitement de l’information » doit avoir lieu, avant de pouvoir faire un choix. Dans ce contexte, nous allons mobiliser nos capacités langagières, pour bien comprendre ce qui est exprimé, puis nos capacités de raisonnement - afin d’examiner précisément les attendus et/ou implications de ce sur quoi nous devons nous positionner.  

Une fois l’information traitée d’un point de vue cognitif, vient la phase de la mise en actes. Des soft skills sont alors sollicitées, comme la prise de risque. Il s’agit de répondre à la question suivante : « Faut-il y aller, ou non ? ». La prise d’initiative intervient ensuite : « Sommes-nous force de proposition pour faire acter la décision qui nous semble pertinente ? » On se situe là dans le cadre d’une prise de décision collective, ou à faire valider par la/le manager. 

Au-delà de ces processus cognitifs combinés à des soft skills, les émotions jouent également un rôle. Les émotions ou, plus exactement, leur intensité ! En effet, dans un état de joie extrême ou, à l’inverse, de profonde colère, cette « instabilité » émotionnelle peut nous conduire à une prise de décision déraisonnable voire irrationnelle. Il en va de même pour les biais cognitifs, des processus non conscients qui nous affectent tous. Ceux-ci sont susceptibles d’influer de façon significative sur la prise de décision à opérer. 

 2 – La pensée critique est-elle l’antidote de la suggestibilité ? 

La suggestibilité est un concept de psychologie apparu dans les années 1970 aux Etats-Unis et diffusé en Europe une vingtaine d’années plus tard. Cette notion peut être reliée à un biais cognitif que l’on a appris à connaître : le biais de désinformation. Comme le souligne Mélany Payoux, le phénomène des fake news repose sur les effets de la suggestibilité. Concrètement, nous en venons à tenir certains éléments pour vrais car ils nous ont été suggérés par des amis, des collègues, notre famille… Notre mémoire les enregistre et ces opinions ou allégations cohabitent dans notre cerveau avec de « vraies » informations qui ont, elles, été vérifiées.    

Heureusement, la pensée critique est en mesure de contrer le biais de désinformation. De plus en plus recherchée en entreprise, cette soft skill consiste à vérifier les sources des données – et à les croiser si nécessaire -, à mettre les idées ou situations en perspective, à les examiner avec attention pour en déterminer les implications ou conséquences. La pensée critique permet, in fine, une prise de décision aussi « éclairée » que possible.   

3 – Comment accompagnez-vous les organisations dans l’évaluation des soft skills ? 

La pensée critique et la prise de décision sont considérées comme des compétences soft. PerformanSe, dont Mélany Payoux manage l’Innovation, propose plusieurs méthodes pour les évaluer, de l’Assessment Center à des outils reposant sur la théorie des Big Five associée à la théorie des besoins. Dans une approche très pragmatique, PerformanSe mobilise un modèle applicable aux soft skills issues de 5 grandes familles : 

  • L’influence ; 
  • La décision ; 

La pensée critique entre dans le champ des capacités décisionnelles.

  • L’efficacité ; 
  • L’agilité ; 
  • La coopération. 

Ces outils, de type psychométrique, sont reconnus par la communauté scientifique. En parallèle, une veille technologique est assurée par Mélany Payoux (notamment) : l’idée est de confronter les inputs issus de cette veille aux retours des utilisateurs des méthodes d’évaluation de PerformanSe. En perspective : de futures innovations !

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