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Publié le - Mise à jour le
Depuis le 20 octobre 2022, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 (PLFSS) est examiné en première lecture à l’Assemblée nationale. Ce projet est axé sur la prévention, l'accès aux soins, le soutien aux familles, les personnes âgées en perte d'autonomie et sur la lutte contre la fraude sociale. Le point sur les mesures phares.
Les salariés positifs au Covid-19 qui ne peuvent pas travailler, même à distance, continueront à bénéficier du régime dérogatoire prévu pendant la crise :
Ces dispositions s’appliqueront jusqu’à une date fixée par décret et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2023.
La subrogation des indemnités journalières maternité, adoption et paternité sera rendue obligatoire de manière progressive selon la taille des entreprises, au plus tard le 1er janvier 2025. Un décret précisera ce calendrier ainsi que les catégories de personnel exclues du dispositif en raison des caractéristiques de leur contrat de travail.
Afin d’éviter les abus, les arrêts de travail délivrés en téléconsultation ne donneront lieu à des indemnités journalières que si l’incapacité physique a été constatée par le médecin traitant ou un médecin ayant reçu le patient en consultation depuis moins d’un an. Cette mesure s’appliquera aux arrêts prescrits à compter du 1er janvier 2023.
Le projet de loi prévoit d’inscrire dans le Code de la sécurité sociale (article L243-13) le plafonnement à trois mois de la durée du contrôle Urssaf dans les entreprises de moins de 20 salariés. Il s’agissait jusqu’à présent d’une expérimentation débutée en 2018.
Lorsqu’une société appartenant à un groupe fait l’objet d’un contrôle Urssaf, l’agent de contrôle pourra utiliser les documents et informations obtenus lors du contrôle d’une autre entité appartenant au même groupe. La société contrôlée devra alors être informée de la teneur et de l’origine de ces documents.
En cas de manquement du donneur d’ordre à son obligation de vigilance, le projet de loi prévoit de moduler les sanctions selon la gravité des faits, notamment s’il s’agit d’une première infraction ou d’une récidive.
En cas d’infraction de travail dissimulé, l’Urssaf pourra obtenir des informations sur les soldes bancaires des débiteurs afin de faciliter le recouvrement des créances.
Le projet de loi compte également des mesures relatives :