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Face à l'urgence climatique, économique et social, les réglementations et les normes en matière de conformité RSE ne cessent d'évoluer pour les entreprises. De la maîtrise des fondamentaux à la rédaction d'un reporting de durabilité, en passant par la compréhension des normes internationales telles que l'ISO 26000, les responsables RSE doivent impérativement développer de nouvelles compétences afin de bâtir une stratégie RSE efficace.
Les dernières réglementations en vigueur – dont la loi PACTE et la nouvelle directive européenne CSRD – ont renforcé les obligations légales des entreprises en matière de RSE. La première compétence à acquérir, lorsque l'on souhaite déployer une stratégie RSE pérenne, concerne la maîtrise du cadre juridique et des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Quel est le contexte actuel en matière de développement durable et d'urgence climatique ? Quelles sont les limites planétaires ? Que dit la loi ? etc.
Au-delà des enjeux, une bonne maîtrise des fondamentaux de la RSE nécessite de connaître les différents acteurs et parties prenantes en faveur de l'environnement. Mais aussi de comprendre les termes plus techniques : qu'est-ce que l'économie circulaire ? Comment définir le commerce équitable ? Qu'appelle-t-on un achat responsable ? Autant de nouvelles appelations à appréhender avant de se lancer dans la construction d'une politique RSE.
=> Pour en savoir plus, découvrez notre formation RSE (niveau 1) : maîtriser les fondamentaux.
Nous venons de l'évoquer : la maîtrise du cadre juridique est indispensable. Et qui dit « cadre juridique », dit souvent « normes ». En matière de RSE, c'est la norme ISO 26000 qui sert de référence à l'international. Cette dernière définit le périmètre de la RSE autour de sept grandes thématiques, parmi lesquelles on retrouve : la gouvernance de l'organisation, le respect des droits de l'homme, l'environnement ou encore le développement local.
Bien sûr, il existe de nombreuses autres normes. Toutes personnes en charge de la RSE au sein des organisations doivent être capables de les différencier, de comprendre leurs correspondances et de savoir les conjuguer. Mais aussi – et surtout – elles devront apprendre à l'utiliser et à l'intégrer dans la stratégie RSE de l'entreprise.
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Maîtriser les enjeux et réglementations en vigueur, c'est bien. Mais ce n'est que le début. Un responsable RSE doit être en mesure de construire, développer et communiquer sa démarche.
Premièrement, il doit analyser et évaluer l'implication sociétale de son entreprise. Quelles sont les engagement et valeurs de l'organisation ? Des actions ont-elles déjà été mises en place ? Et si oui, quels en ont été les résultats ? Une fois cette analyse réalisée, place à la construction de la stratégie RSE. Cette dernière nécessite de définir des objectifs à atteindre, d'identifier des référents, de sélectionner les bons outils, d'initier le dialogue avec les parties prenantes, etc. Puis enfin, le responsable RSE devra communiquer cette démarche à l'ensemble de l'entreprise – ce qui implique de la faire valider par la direction, d'y faire adhérer les collaborateurs et d'engager les équipes.
Un travail de longue haleine, mais qui, par chance, s'apprend.
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Et puis, dernière étape mais pas des moindre : l'évaluation et l'amélioration de la stratégie RSE. Cette phase cruciale nécessite d'identifier les bons indicateurs de performance – aussi appelés KPI. En matière de RSE, il en existe plusieurs que les référents doivent connaître. Le bilan carbone est probablement le plus incontournable. Il comprend la consommation d’énergie globale, ainsi que les gaz à effet de serre et permet de mesurer l'impact que la stratégie RSE a eu sur les habitudes de consommations énergétiques de l'entreprise. Mais si l'aspect environnemental est important, il ne faut pas pour autant négliger les autres volets de la RSE, notamment économique et social. En ce sens, d'autres KPI sont à considérer : la part de fournisseurs conformes aux principes RSE de respect de l’environnement ; la quantité de produits et de services responsables ; la répartition hommes-femmes de la masse salariale, l’indice de satisfaction pour le bien-être au travail, etc.
Enfin, une fois les indicateurs identifiés, place au reporting ! La directive Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), composante essentielle du Pacte Vert pour l'Europe et déployée progressivement depuis le 1er janvier 2024, renforce les exigences du reporting de durabilité. Comment rédiger un rapport ESG ? Quelles informations et résultats y faire figurer ? Comment faire rayonner sa stratégie RSE à travers ce rapport ?
=> Retrouvez les réponses à toutes ces questions dans nos formations Reporting de durabilité : rédiger son rapport ESG et Définir ses indicateurs de performance (KPI).