Actualité du secteur de la construction et de l'urbanisme

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Chaque année, le secteur de la construction et l'urbanisme connaît des évolutions constantes. L’année 2025 ne fait pas exception à la règle. Entre chute de l’activité du bâtiment, nouvelles réglementations énergétiques et arrivée de l’intelligence artificielle, les professionnels doivent se préparer pour faire face à ces changements. Voici les actualités majeures de ce secteur pour 2025.

Chute historique pour l’activité du bâtiment

Le secteur de la construction a connu un net regain d’activité ces trois dernières années. Un regain notamment porté par les différents chantiers lancés pour les Jeux olympiques et paralympiques. Cependant, depuis le quatrième trimestre 2024, l'activité du bâtiment est en chute avec un PIB qui affiche un retrait de 0,1 % en volume. Grâce au plan de relance d’Action Logement et de CDC Habitat, la mise en chantier de constructions neuves est en augmentation depuis janvier 2025 (+18,7 %). En revanche, les dépôts de permis de construire ne cessent de reculer (-6,2 %). La mise en chantier des biens non résidentiels neufs a aussi reculé (-3,5 %) dont -10,3 % pour les locaux industriels, même baisse pour les bureaux et -11,2 % pour les bâtiments publics.

De nouvelles mesures impactant le droit de l’urbanisme et de la construction

Trois mesures récentes viennent modifier significativement le droit de l’urbanisme et de la construction : la création d’une servitude de résidence principale, l’obligation de dépôt dématérialisé des demandes d’autorisations d’urbanisme, et une nouvelle possibilité de vente par tranches dans le cadre des permis d’aménager.

Une servitude pour favoriser les résidences principales

La loi Le Meur du 19 novembre 2024 introduit une nouvelle servitude d’urbanisme qui a pour but de limiter le développement des résidences secondaires. Dans les communes dotées d’un PLU, cette servitude pourra être instaurée dans les zones urbaines (U) ou à urbaniser (AU), à condition que le taux de résidences secondaires dépasse 20 %, ou que la commune soit située en zone tendue. En Corse, cette mesure s’applique même sans PLU.

Depuis le 21 novembre 2024, les logements nouvellement construits dans ces zones peuvent donc être soumis à une obligation d’usage en tant que résidence principale. Cela implique une occupation d’au moins huit mois par an. La location en meublé touristique y est strictement encadrée et limitée.

Cette nouvelle mesure s’accompagne d’une obligation d’information. Tout contrat de vente ou de location d’un bien concerné doit mentionner cette servitude, sous peine de nullité. En cas de non-respect, des sanctions sont prévues, allant jusqu’à la résiliation automatique du bail, une mise en demeure par le maire et, en ultime recours, une astreinte pouvant atteindre 1 000 € par jour, dans la limite de 100 000 €.

Dématérialisation des autorisations d’urbanisme

À partir du 1er janvier 2025, dans les communes de plus de 3 500 habitants, les personnes morales devront impérativement déposer leurs demandes d’autorisation d’urbanisme par voie dématérialisée. Cela concerne les permis de construire, de démolir, d’aménager, ainsi que les déclarations préalables. Cette mesure vise à simplifier et moderniser les démarches administratives.

Une vente par tranches facilitée pour les lotisseurs

Enfin, le décret introduit une innovation majeure avec la création de l’article R. 442-13-1 du Code de l’urbanisme. Il permet désormais au lotisseur, sous réserve de garanties financières, de vendre ou de louer les lots au fur et à mesure de la réalisation des tranches de travaux. Cette souplesse permet une mise sur le marché progressive et sécurisée des opérations d’aménagement.

Arrivée de l’IA

L’intelligence artificielle s’impose dans de nombreux secteurs et la construction et l'urbanisme n'échappent pas à cette tendance. L’IA devient peu à peu un levier stratégique pour répondre aux défis économiques et écologiques actuels et futurs. Les outils d’IA sont notamment utilisés pour réduire les coûts de construction en prédisant les risques éventuels comme les pénuries, les évolutions de prix ou encore les aléas climatiques, mais aussi en évitant les surplus de matériaux. L’automatisation des tâches administratives permet aussi au secteur de réaliser des économies.

L’IA permet également d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments via des systèmes de gestion intelligente. Elle aide aussi à simuler l’empreinte carbone des projets en amont, afin d'aligner les pratiques sur les exigences des normes environnementales en vigueur.

Pour faire face à ces évolutions, les professionnels de la construction et de l'urbanisme sont invités à se tourner vers la formation professionnelle. Lefebvre Dalloz Compétences propose en effet des formations techniques, mais aussi des formations en soft skills et des rendez-vous d’actualité pour ne rien rater des nouvelles normes et réglementations.

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