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Publié le - Mise à jour le
Pour conclure en beauté cette troisième saison de CULTURE SOFT, cap sur les sciences cognitives ! Quel est leur rôle dans les entreprises modernes ? Comment influencent-elles le bien-être et la santé mentale ? À quelles soft skills les associer pour s’adapter au monde professionnel en perpétuelle mutation ? Un épisode, en contrepied de toutes les thématiques RH abordées durant cette saison, qui explore les eaux profondes du cerveau humain…
Les sciences cognitives étudient les mécanismes cérébraux impliqués dans la pensée, la perception et l'apprentissage, englobant des disciplines comme la psychologie et la neurologie. Elles offrent une compréhension des processus mentaux et émotionnels, essentielle pour améliorer nos compétences interpersonnelles et émotionnelles. Mieux se connaître signifie également mieux comprendre les autres, ce qui est particulièrement pertinent dans les relations humaines.
Dans les entreprises modernes, les sciences cognitives aident à comprendre le comportement humain et les réactions des individus. Ce qui est crucial pour la gestion des ressources humaines et particulièrement pour le recrutement. En reconnaissant les biais cognitifs, les recruteurs peuvent mieux évaluer les candidats et former des équipes plus diversifiées.
L'évaluation des compétences interpersonnelles, ou "soft skills", est devenue primordiale dans les processus de recrutement. Les recherches en sciences cognitives ont permis la conception de nouveaux outils pour évaluer ces compétences, essentielles pour un environnement de travail harmonieux et productif.
Les sciences cognitives influencent également le bien-être et la santé mentale. Aujourd'hui, des outils permettent de mesurer le stress, la fatigue, la satisfaction et l'engagement des collaborateurs. Les neurosciences montrent que le cerveau peut saturer face à un excès d'informations. Pour éviter cela, il est crucial d'organiser son temps de travail, d'alterner différentes activités et de prendre régulièrement des pauses pour permettre au cerveau de récupérer.
Les sciences cognitives offrent des perspectives fascinantes sur la gestion de nos émotions et nos interactions sociales. Elles révèlent comment nos émotions influencent notre travail, impactant nos interactions avec nos collègues et notre efficacité professionnelle. Prêter attention à nos émotions est essentiel pour maintenir un environnement de travail sain et productif.
Un autre concept RH influe sur la qualité de l'environnement de travail : le besoin d'appartenance et d'inclusion. Se sentir accepté et appartenir à une équipe influence grandement notre bien-être au travail. Cependant, ce sentiment d'inclusion n'est pas toujours facile à atteindre, surtout pour les personnes issues de groupes minoritaires. Il est donc primordial de créer un environnement de travail inclusif où chacun se sent respecté et valorisé. Cela peut se réaliser par des actions concrètes comme organiser des ateliers collaboratifs, sensibiliser et former les collaborateurs à la diversité et à l'inclusion, et adopter un management inclusif incarné par le top management.
Les sciences cognitives améliorent également la formation, en optimisant la manière dont le cerveau apprend et traite les informations. Les neurosciences mettent en évidence l'importance du feedback dans le processus d'apprentissage. Les retours positifs détaillés activent le circuit de la récompense dans notre cerveau, renforçant notre désir de répéter les actions réussies, tandis que les retours négatifs nous aident à détecter nos erreurs et à planifier de nouvelles actions pour progresser.
Croire en notre capacité à progresser et à apprendre est essentiel pour réussir, un concept connu sous le nom d'"état d'esprit dynamique" ou "de croissance". La motivation, qu'elle soit extrinsèque (stimulée par des facteurs externes comme les récompenses ou les sanctions) ou intrinsèque (basée sur l'intérêt et le plaisir dans l'apprentissage), joue un rôle déterminant dans l'apprentissage. Les entreprises ont tout intérêt à proposer des formations qui favorisent la motivation intrinsèque, en permettant aux apprenants de voir leur progression et de ressentir un sentiment de réussite.
Selon Gaëtan de Lavilléon, docteur en neurosciences et fondateur du cabinet Cog'X, bien qu'il manque encore un langage commun, il est possible de catégoriser les soft skills “en trois grandes macro-compétences, essentielles et transverses à toutes les organisations professionnelles” : la capacité à s'organiser, pour gérer sa charge mentale et son emploi du temps ; la faculté à collaborer avec les autres, fondée sur l'intelligence émotionnelle ; et la capacité à s'adapter, à son organisation, mais aussi à la société. Ces compétences transversales sont cruciales pour naviguer efficacement dans le monde professionnel moderne.
SPOIL : Dans cet épisode, il est aussi question de fin de saison… et du début d’une prochaine, tournée vers la déconstruction d’idées reçues !