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Publié le - Mise à jour le
Dans le monde professionnel, une distinction claire existe entre les compétences orientées vers la tâche et celles orientées vers la relation. Comment les compétences relationnelles influencent-elles la performance des managers, particulièrement en période de crise ? Pourquoi est-il essentiel de réévaluer les termes "soft skills" et "hard skills" pour reconnaître leur vraie valeur ? Quelles sont les "know skills" indispensables à maîtriser pour équilibrer compétences techniques et relationnelles dans un environnement de travail en constante évolution ?
Dans le paysage professionnel actuel, une distinction claire existe entre une orientation vers la relation et une orientation vers la tâche. Historiquement, les entreprises ont privilégié la tâche, se concentrant sur la création de valeur et de profit, souvent au détriment des compétences relationnelles, que l'on appelle les "be skills". Contrairement aux "do skills", qui sont orientées vers l'action, les "be skills" se concentrent sur l'être, englobant les compétences relationnelles, comportementales et de communication.
Ces compétences relationnelles sont cruciales pour un manager, et leur importance se renforce particulièrement en période de crise, souvent perçue comme un combat. Lors d'une crise, la cohésion au sein de l'entreprise ou du groupe devient essentielle. La cohérence entre les compétences techniques et les compétences relationnelles, comportementales et personnelles est donc indispensable.
Prenons l'exemple du recrutement. Souvent, les entreprises se focalisent principalement sur les expériences et les compétences techniques des candidats, négligeant les compétences relationnelles. Il est pourtant essentiel de tester ces dernières pour garantir une bonne intégration dans l'équipe. Une méthode efficace consiste à faire participer les collaborateurs aux entretiens, permettant ainsi d'évaluer comment le candidat interagit avec l'équipe en place. La relation, dans ce contexte, est aussi importante que la technique.
En fin de compte, l'optimum de la performance d'une personne est atteint lorsque celle-ci trouve un équilibre entre prendre soin de ses relations et se concentrer sur les tâches à accomplir.
Le terme "soft skills" peut sembler péjoratif, laissant entendre que ces compétences sont moins importantes ou "molles". Il est crucial de souligner que les compétences relationnelles, techniques, et comportementales sont toutes essentielles et méritent une reconnaissance égale. C'est pourquoi Igor Heres a choisi de renommer les "soft skills" en "be skills" et les "hard skills" en "do skills"
Les "be skills" incluent la présence à soi et la conscience de soi, permettant de mieux se connaître et de comprendre notre orientation vers la tâche ou la relation. Les compétences interpersonnelles, essentielles pour établir des relations efficaces et comprendre les comportements sous stress, font également partie des "be skills". Un manager compétent doit maîtriser ces dynamiques pour renforcer la cohésion et la performance de son équipe.
En revanche, les "do skills" se concentrent sur l'action et le savoir-faire technique. Elles incluent les compétences techniques nécessaires à l'accomplissement des tâches, ainsi que la communication, classée sous les "faire-savoir". Contrairement aux "be skills", les "do skills" sont axées sur la mise en œuvre concrète des tâches.
Le cabinet AHO a développé une cartographie, la matrice AHO, intégrant les compétences relationnelles (be skills), techniques (do skills) et les connaissances nécessaires (know skills). Au centre se trouvent les compétences interpersonnelles et comportementales, puis les "know skills" pour classer et rendre le savoir accessible, et enfin les "do skills" pour la mise en pratique et l'enseignement des compétences.
Le management est un équilibre entre l'inné et l'acquis. Certains ont une aptitude naturelle pour les relations, tandis que d'autres sont plus techniques. Un bon manager doit pouvoir expliquer sa vision et ses valeurs, et mettre en place des processus clairs. En développant à la fois leurs "be skills" et leurs "do skills", les managers peuvent atteindre un équilibre qui les rendra plus efficaces.
Dans la matrice des compétences, il y a deux polarités principales : les "do skills", compétences techniques, et les "be skills", compétences relationnelles. Le pont entre ces deux types de compétences est le savoir, ou "know skills". Ces compétences comprennent la manière de traiter, catégoriser et retraiter les informations. À l'ère de l'intelligence artificielle, savoir gérer des outils comme ChatGPT devient essentiel. Par exemple, savoir créer des prompts efficaces, stocker et rechercher de l'information nécessite des compétences spécifiques de connaissance.
Les managers, souvent en réunion, doivent savoir animer ces séances efficacement. Une autre compétence clé est l'ingénierie pédagogique. Un manager doit non seulement animer, mais aussi former ses équipes. Cela inclut l'utilisation d'outils digitaux, l'organisation de formations et la création de supports pédagogiques pour transmettre les compétences nécessaires. Développer ces "know skills" est essentiel pour les managers afin d'équilibrer les compétences techniques et relationnelles, et ainsi améliorer la performance globale de leur équipe.
[1] Le cabinet AHO accompagne et coache les professionnels au management