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Publié le - Mise à jour le
Souvent confondues, ces trois soft skills [1] jouent un rôle-clé dans notre épanouissement personnel comme professionnel. Alliée à l’estime de soi et « augmentée » de la confiance en soi, la connaissance de soi facilite en effet nos relations aux autres. Nous donnant des leviers d’action sur la gestion du temps ou du stress notamment, ce trio booste la performance tant individuelle que collective. Focus sur des compétences à la fois distinctes et intimement liées, qui triplent leur impact en se conjuguant.
Si la connaissance de soi a beaucoup intrigué les philosophes (dès le 5e siècle avant JC – probablement avez-vous entendu parler de Socrate ?), ses contours demeurent relativement flous. Il faut dire que sa dimension réflexive la rend délicate à appréhender, puisque son développement requiert une forme d’audace ainsi qu’une grande honnêteté vis-à-vis de nous-mêmes. Toutefois, en engageant une introspection portant sur « qui » nous sommes, la façon dont nous nous comportons et celle dont nous « pensons », le bénéfice peut être significatif : repérer nos forces, et nos croyances limitantes. L’objectif étant de s’extraire de ces dernières, au moins en partie, pour libérer notre potentiel.
Cette soft skill essentielle peut être développée par différents moyens, notamment en apprenant à identifier et à gérer ses émotions, et à comprendre celles d’autrui. Car la connaissance de soi est indissociable de la connaissance de l’autre. Et elle fait figure de pilier de l’intelligence émotionnelle, mobilisée aussi bien pour communiquer que coopérer, surmonter des obstacles ou conduire le changement.
Chemin faisant, la connaissance de soi contribue à produire une meilleure estime de soi. In fine, elle aide à gagner en confiance en soi. Ces deux dernières soft skills sont souvent confondues, à tort. L’estime de soi peut être définie comme la valeur que l’on s’accorde à soi-même, indépendamment du contexte ou des actions du moment. Construite durant l’enfance, elle est alimentée par le regard que portent nos proches sur nous-mêmes, et/ou par celui des personnes que nous allons rencontrer en grandissant. Elle n’est pourtant pas figée. Une estime de soi défavorable peut ainsi évoluer positivement, à condition de réussir à changer de perception sur notre valeur et nos mérites.
La confiance en soi est plus étroitement liée à nos compétences. Elle est donc moins « unifiée » que l’estime de soi : nous pouvons avoir confiance en nos capacités à exercer un métier, tout en nous sentant incapables de manager une équipe. En enrichissant notre panel de hard skills et de soft skills, notre confiance en soi va se développer pour concerner de plus en plus de pans de nos savoir-faire et savoir-être.
Pour reprendre la terminologie des experts en psychologie cognitive, l’estime de soi relève de notre valeur intrinsèque, c’est-à-dire notre perception de nos qualités ou défauts, nos croyances sur nous-mêmes. La confiance en soi est, elle, liée à notre valeur extrinsèque, celle de nos compétences et du regard d’autrui sur celles-ci. Toutefois, une estime de soi dégradée va altérer notre niveau de confiance.
Nous pouvons toutes et tous agir sur notre confiance en soi. Il s’agit à cette fin de prendre conscience de nos atouts, de nos limites, de nos axes d’amélioration – et donc, de développer notre connaissance de soi. Ainsi, nous serons en mesure d’oser agir. Une bonne estime de soi y contribuera également. Cette dernière s’optimise en apprenant à se « reconnaître », et en trouvant des regards extérieurs bienveillants. Par ailleurs, en matière de confiance en soi, le travail introspectif va porter sur les éléments contribuant à la réussite d’une tâche ou d’une mission : quels comportements y ont contribué ? Quelles compétences ont été mobilisées, lesquelles ont manqué ? Quelle a été la « plus-value » de nos valeurs personnelles ?
D’autres leviers peuvent être mobilisés pour développer la confiance en soi : par exemple, en sortant de notre zone de confort pour mettre à l’épreuve nos points forts, dans un contexte inédit. La culture du feedback va également y contribuer, tout comme le rejet des critiques portant sur la personne au lieu de l’action. Celles-ci peuvent en effet altérer profondément l’estime de soi.
On le comprend, la connaissance de soi, l’estime de soi et la confiance en soi forment un cercle vertueux. La première conforte la deuxième, en contribuant à la renforcer par ce travail introspectif qui permet de mieux caractériser notre propre valeur. En mobilisant nos leviers motivationnels et en améliorant la gestion de nos émotions, la connaissance de soi et l’estime de soi stimulent à leur tour la confiance en soi, favorisant de nouvelles expériences.
[1] Pour en savoir davantage sur les soft skills, consultez nos infographies dédiées : Soft skills : toutes les infos à connaître en 2021 et Les soft skills en entreprise : point d’étape, du recrutement à la formation