Aucun produit dans votre panier.
Aucun produit dans votre panier.
Publié le - Mise à jour le
A ne manquer dans les agendas des praticiens : l’entrée en vigueur au 1er octobre 2018 de la loi du 20 avril 2018 portant réforme du droit des contrats.
A peine entrée en vigueur, l'ordonnance du 10 février 2016 est ratifiée par une loi du 20 avril 2018. Si elle ne bouleverse pas toute l'architecture de l'ordonnance, cette loi contient cependant des modifications notables, dont les plus remarquables sont la nouvelle définition du contrat d'adhésion, la réduction du périmètre de l’abus de dépendance, la capacité des personnes morales, les conflits d'intérêts et les nouvelles sanctions en cas d'inexécution du contrat.
Ce chevauchement textuel doit inciter les praticiens à précautionneusement veiller à la détermination du texte applicable à leur contrat au regard de cette réforme d’ensemble qui fait coexister « trois droits des contrats »: textes issus de la codification napoléonienne ? de l'ordonnance du 10 février 2016 ? ou de la loi du 20 avril 2018 ?
La redéfinition du contrat de gré à gré et du contrat d’adhésion
L’interdiction de représenter plusieurs personnes limitée aux seules personnes physiques
L’exclusion de la valeur du périmètre du dol
L’offre de contracter et sa caducité en cas de décès de son destinataire
L’exclusion des contrats financiers des règles de l’imprévision
Il s’agit notamment des précisions sur la violence pour abus d’une situation de dépendance qui s’entend de la dépendance d’une partie à l’égard de l’autre exclusivement (article 1143 du Code civil), de l’exécution forcée en nature écartée dans l’hypothèse de la bonne foi du débiteur, ou encore de la réparation des fautes commises dans la négociation du contrat qui ne peut avoir pour objet de compenser la perte de chance d’obtenir les avantages attendus de contrat non conclu (article 112 , alinéa 2).
Géraldine Lamoril, Docteur en droit, Consultant Formation