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Publié le - Mise à jour le
Les mesures fiscales contenues dans le PLF 2019 modifient assez profondément l’environnement fiscal des entreprises, comme pouvait le laisser supposer les termes de la consultation lancée par Bercy en avril dernier.
Les trois mesures phare de ce projet de loi sont les articles 12, 13 et 14 qui traitent respectivement du régime de l’intégration fiscale, des dispositifs de limitation de déductibilité des charges financières et du régime d’imposition des cessions ou concession de brevets.
Le projet de loi soumis au Parlement prévoit la suppression de trois neutralisations d’opérations intragroupe. Sont visées par cette suppression :
Ces mauvaises nouvelles s’accompagnent toutefois de mesures d’atténuation :
Dans le cadre du projet de loi de finances, 3 des 6 dispositifs limitatifs de déductibilité sont supprimés :
Le texte transpose en revanche les dispositions de la Directive dite ATAD (article 4) qui plafonne les charges financières nettes au plus élevé des seuils suivants :
L’EBITDA fiscal s’entend du résultat fiscal avant imputation des déficits et avant déduction des charges financières, des amortissements et des provisions.
Des modalités particulières sont prévues pour les groupes intégrés et les groupes consolidés.
Le régime dérogatoire d’imposition des produits de la propriété industrielle serait aménagé afin de rendre l'avantage fiscal proportionnel aux dépenses de recherche et développement réalisées en amont sur le territoire français. En contrepartie, le régime serait étendu aux logiciels
Les inventions brevetables non brevetées seraient exclues du dispositif. En revanche, les logiciels intégreraient ce régime de faveur nouvelle formule.