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Publié le - Mise à jour le
Le déclenchement d’opérations militaires en Iran le 28 février 2026, avec des répercussions plus larges au Moyen-Orient, constitue un événement majeur susceptible d’affecter l’économie mondiale et, par ricochet, les entreprises françaises. Les perturbations identifiées sont multiples : chaînes d’approvisionnement, prix de l’énergie, valorisation des actifs, financement ou encore continuité d’exploitation.
C’est dans ce contexte que la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) a publié, le 13 mars 2026, le communiqué « Situation au Moyen-Orient – Incidence sur les audits et les rapports du commissaire aux comptes ». Il vise à préciser les conséquences du conflit sur :
Le point fondamental posé par la CNCC est clair : le conflit constitue un événement postérieur à la clôture de l’exercice 2025, dès lors qu’il est intervenu après le 31 décembre 2025 et qu’il résulte d’une situation nouvelle au sens du PCG (art. 831-1).
En conséquence :
Ainsi, l’enjeu principal pour les clôtures 2025 n’est pas tant la traduction comptable que la qualité, la pertinence et la transparence de l’information fournie en annexe.
La qualification d’événement post-clôture « non ajustant » conduit à écarter toute modification des comptes au 31 décembre 2025. Toutefois, cette neutralité comptable ne signifie en aucun cas une absence d’information.
En l’absence de dispositions spécifiques, la CNCC retient une approche classique des événements post-clôture. L’annexe doit mentionner :
L’obligation de mention en annexe repose sur un critère central : le caractère significatif de l’événement.
L’information en annexe dépend de l’exposition de l’entité. Trois situations sont à distinguer :
Cette dernière recommandation est essentielle : le silence peut être interprété comme une insuffisance d’information.
Une information pertinente en annexe devrait s’articuler autour de :
Cette approche rejoint les exigences générales d’information sur les événements post-clôture, mais avec une intensité accrue liée au contexte géopolitique.
Lorsque les impacts ne peuvent être quantifiés l’entreprise doit l’indiquer explicitement en précisant les facteurs d’incertitude.
Le conflit peut affecter la continuité d’exploitation (financement, supply chain, marchés).
Si une incertitude significative existe : elle doit être mentionnée en annexe. A défaut, le CAC en tirera les conséquences dans son rapport.
Deux cas doivent être distingués :
Lorsque les comptes ne sont pas arrêtés au 28 février 2026 : l’information est à porter en annexe et également dans le rapport de gestion
En cas d’omission, le CAC peut formuler une observation ou modifier ses conclusions.
Point d’attention pour les sociétés cotées : les exigences sont renforcées pour les émetteurs :