Les faits : un salarié d’EDF avait fait l’objet d’une rupture de contrat pour faute grave. Son employeur lui reprochait de refuser d’échanger verbalement avec son supérieur hiérarchique. Le salarié s’abstenait aussi de dire bonjour le matin et ne répondait jamais aux questions posées par sa hiérarchie ou le reste de son équipe.
Il justifiait son mutisme par le fait qu’il refusait de parler puisqu’à aucun moment sa hiérarchie n’avait voulu l’écouter.
Contestation du Salarié
Il conteste la faute qui lui est reprochée.
Analyse de la Faute Grave
Question : Le mutisme de ce salarié pouvait-il valablement être considéré comme une faute grave, rendant impossible le maintien du contrat de travail de ce salarié dans l’entreprise ?
Réponse : Le refus du salarié de tout échange verbal avec sa hiérarchie, qui était établi, rendait à lui seul impossible le maintien du salarié dans l’entreprise et constituait bien une faute grave.