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Publié le - Mise à jour le
Empathie, écoute active, communication non violente. Environnement sécurisant, alignement entre le discours et les actes… Tout manager peut doter ses pratiques et sa posture de soft skills permettant d’insuffler de la bienveillance dans l’encadrement ou l’animation de son équipe. So cliché ? En réalité, le management bienveillant s’envisage – et se décline - comme une valeur cardinale, au bénéfice de la motivation et d’une coopération positive[1]. Nos conseils pour œuvrer en ce sens.
Selon le Dr Philippe Rodet, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le sujet[2], les comportements bienveillants agissent sur la réduction du stress au sein des équipes, tout en augmentant la motivation de chacun de leurs membres. À condition de commencer par se montrer bienveillant envers soi-même – quand on est manager -, et de s’assurer de l’alignement de son identité, ses valeurs, sa motivation profonde et son travail. Dès lors, cette alliance d’une attitude encourageante – à l’écoute des besoins de l’autre, dans le « soutien » et qui valorise – et d’une attitude exigeante – qui pose des règles et des limites – fait figure de colonne vertébrale des pratiques et postures managériales les plus efficientes. Tel est, en résumé, le portrait-robot d’un mode de management bienveillant !
Pour favoriser le bien-être de l’équipe et faciliter la coopération, une vaste gamme de comportements va être mobilisée.
Il s’agit tout d’abord d’être dans l’authenticité, mais aussi d’exprimer votre empathie - grâce à l’écoute active et l’intelligence émotionnelle. Vous devez également « incarner » la confiance en vous montrant fiable et sécurisant, et manifester votre exigence tout en encourageant vos équipes. Un équilibre subtil à trouver…
Plusieurs comportements et attitudes contribuent à pratiquer un management bienveillant au quotidien. Premier ingrédient : la sécurité psychologique. Être bienveillant avec son équipe, c’est d’abord poser un cadre clair et sécurisant. Six points-clés sont à travailler dans votre exercice managérial : les rôles et responsabilités ; l’erreur ; la faute ; la performance ; le cadre et la parole. Un exercice d’autodiagnostic vous aidera à vous positionner, en notant de 1 à 5 votre niveau de maturité sur chacun de ces points. Par exemple, pour le volet Rôles et responsabilités : chaque membre de votre équipe sait-il précisément ce qui est attendu de lui ? D’autres questions vont vous aider à avancer sur le volet de la sécurité psychologique.
Une fois posé le cadre de fonctionnement collectif, votre défi va consister à le faire vivre – et respecter. Deux principes vont vous servir de fil directeur. Le premier est la congruence, que l’on peut résumer par la formule suivante : « Dites ce que vous faites, faites ce que vous dites ». Le second, tout aussi important, est la réciprocité - par exemple en encourageant le feedback réciproque entre le manager et l’équipe, et/ou parmi les membres du collectif de travail.
Un mode de management bienveillant nécessite aussi d’adopter une attitude positive, en attirant l’attention des membres de l’équipe sur ce qui fonctionne bien. Il ne s’agit pas de tomber dans un optimisme béat, mais de reconnaître – voire de célébrer ! – les réussites. Certes, des axes d’amélioration existent… mais les multiples motifs de satisfaction doivent aussi être soulignés. Vous pouvez encourager cette dynamique en mettant en place un rituel au sein de l’équipe, visant par exemple à partager des émotions positives au début des réunions. Ainsi, les collaborateurs seront incités à exprimer de la gratitude ou de la fierté, à partager une anecdote amusante, etc.
Un mode de management bienveillant implique aussi de pratiquer une communication appropriée. La première étape va consister à sensibiliser votre équipe à l’importance de la distinction à opérer entre : les faits, les sentiments et les opinions. Recourez vous-même le plus possible aux faits et évitez les opinions tranchées. En parallèle, faites preuve d’empathie quand un collaborateur communique sur le registre des émotions. Cela vous permettra, dans un second temps, de trouver ensemble une solution. Par ailleurs, soyez conscient que le langage du corps véhicule lui aussi la bienveillance.
Pour montrer l’exemple et progresser en ce sens, vous pouvez vous former à la communication non-violente et à ses quatre piliers :
Ces différentes dimensions du management bienveillant vont, in fine, contribuer à un fonctionnement collectif optimal et à ce que l’on peut qualifier « d’épanouissement » au travail. De quoi permettre d’atteindre le flow, cet état de concentration maximale propice à un haut niveau de performance. En tant que manager, pour accompagner vos collaborateurs sur cette voie, donnez-leur la possibilité de progresser en fixant des objectifs justes, légèrement au-dessus de leur niveau de compétences. Ils seront ainsi suffisamment en confiance - et stimulés – pour pouvoir progresser.
>> En résumé :
[1] Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur la coopération positive
[2] Le management bienveillant, coécrit avec Yves Desjacques (2017), et La bienveillance au travail (2019) – aux éditions Eyrolles.