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Publié le - Mise à jour le
Quelle est la principale ressource de l’entreprise ? Son collectif de travail. Éprouvé durant la crise sanitaire, c’est bien sur lui que tout repose. Car la cohésion et la coopération entre les collaborateurs sont deux leviers majeurs de performance – et de bien-être au travail. Comment cette coopération se noue-t-elle ? Est-elle perçue par tous comme bénéfique ? Pourquoi a-t-on intérêt à la favoriser ? Cliquez sur PLAY pour en savoir davantage sur la coopération positive.
Si la mise en concurrence des collaborateurs a longtemps été privilégiée dans le monde du travail, les évolutions plus ou moins récentes de ce dernier ont rebattu les cartes. En effet, désormais, une grande partie des entreprises prônent la combinaison des talents plutôt que leur compétition. Dans un contexte d’accélération des échanges et d’interactions en continu, les compétences et approches spécifiques des collaborateurs doivent pouvoir être mobilisées de façon complémentaire. Car leur articulation permet de s’adapter plus rapidement, et de trouver des solutions inédites à des problématiques complexes. Dès lors, la coopération semble dotée de toutes les vertus. Un a priori positif encore renforcé par deux ans de crise sanitaire. Au niveau personnel comme professionnel, l’envie de « retrouver l’autre » est grande ! Et le besoin de LIEN l’est tout autant. Toutefois, sur le terrain, est-il inné de coopérer ? Sachant que l’on peut résumer l’essence de cette action – et de cette soft skill - ainsi : il s’agit de « participer à une œuvre commune ». Une mise en mouvement des individus et/ou des équipes qui s’opère en faveur du bien commun. La coopération peut concerner l’entreprise comme tout autre groupe, quelle que soit sa taille.
Nous avons tous vécu une situation où certains travaux réalisés avec d’autres, l’ont été dans la douleur... Car il n’est pas si facile de s’adapter au mode de fonctionnement d’un collègue ou d’une équipe que l’on connaît peu. Dans notre travail personnel, nous procédons régulièrement par automatismes ; ces derniers sont remis en cause par le principe même de la coopération ! D’autres craintes viennent en outre se greffer, comme celle de perdre une partie de son périmètre d’action ou de son autonomie. Heureusement, la coopération peut se construire. Et elle va se renforcer pas à pas. Cela nécessite de la préparer, en engageant une communication constructive et régulière. Un cadre bien défini doit être posé pour que chacun sache précisément ce qui est attendu de lui. Un partage des objectifs s’avère également indispensable. Ainsi, une alliance va se nouer entre chaque acteur, ouvrant la voie à la coopération positive.
Pour enclencher un cercle vertueux où chaque collaborateur s’engage avec les autres en vue d’obtenir le meilleur résultat possible, un climat de confiance doit régner au sein des équipes. La coopération positive se développe d’autant mieux qu’un socle de soft skills sous-tend les relations interpersonnelles - l’écoute et l’empathie notamment. L’intelligence émotionnelle joue également un rôle-clé, dans la mesure où les signaux que constituent les émotions nous accompagnent au quotidien. Avoir la possibilité de les décrypter permet d’éviter les malentendus, voire certains conflits. Et la pratique du feedback constitue un plus. On le comprend, le développement de la coopération positive est intimement lié au mode de management mis en œuvre dans l’entreprise. En effet, le manager doit lui-même s’inscrire dans une démarche de coopération, s’il veut que ses équipes s’approprient cet état d’esprit ! Dans cette perspective, les mécanismes de la coopération doivent lui être familiers :
Par ailleurs, après s’être activement engagé au moment de la préparation du projet ou de la mission, il est important que le manager se mette en retrait afin de laisser les équipes s’auto-organiser en termes de méthodes. Pour prendre son essor, la coopération positive requiert un niveau significatif d’autonomie.
Grâce à la coopération positive, la façon de penser le travail, change. Et, peu à peu, on l’organise différemment ! La coopération positive apparaît donc comme l’une des soft skills décisives dans nos univers professionnels en mutation. N’est-il pas temps de la développer, à titre personnel et collectif ?