Aucun produit dans votre panier.
Aucun produit dans votre panier.
Publié le - Mise à jour le
La loi PACTE entend renforcer la représentation des salariés dans les conseils d’administration et de surveillance des grandes entreprises. Pour ce faire, le législateur a abaissé le sueil d'effectif à 8. Découvrez les principales dispositions de l'article 184 de la loi PACTE.
L'article 184 de la loi PACTE vise à renforcer la représentation des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises employant au moins 1.000 salariés en France ou au moins 5.000 salariés lorsque la société a des filiales à l’étranger.
Pour ces sociétés, le seuil d’effectif du Conseil d’administration ou de surveillance déclenchant l’obligation de désigner des administrateurs (ou membres du Conseil de surveillance) est abaissée de 12 à 8. Elles devront ainsi désigner au moins deux représentants des salariés lorsque le Conseil d’administration est composé de plus de 8 membres et un représentant lorsque le Conseil d’administration est composé de 8 membres ou moins.
Les nouvelles dispositions doivent amener la désignation des nouveaux administrateurs (ou membres du Conseil de surveillance) représentant les salariés d’ici la fin de l’année 2020 et une modification préalable des règles statutaires devra être réalisée.
Les sociétés holding seront exonérées de l’obligation de désigner des administrateurs (ou membres du Conseil de surveillance) sous réserve de remplir les conditions suivantes (C. Comm. L. 225-27-1 et L. 225-79-2) :
Le texte prévoit quelques dispositions annexes visant principalement à clarifier des dispositions déjà en vigueur dans les grandes entreprises :
La loi PACTE (art. 186) améliore également la formation de ces administrateurs et membres du Conseil de surveillance représentant les salariés, en portant la durée minimale de la formation à 40 heures (au lieu de 20).
Jérôme Pétrignet
Avocat associé - Cabinet Enthémis