Interview de Myriam Ghrib - Responsable du pôle droit social

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Le métier de juriste social a un rôle stratégique en binôme avec le DRH. Il/elle assiste et conseille la direction des ressources humaines et les directions opérationnelles de l’entreprise en matière de législation du travail.
Découvrez l'interview de Myriam Ghrib, Responsable du pôle droit social au sein du siège social de Safran Helicopter Engines depuis 8 ans (dont 6 ans en tant que juriste en droit du travail), pour notre catalogue Entreprises.

À quoi ressemble votre quotidien professionnel ?

Je n’ai pas de journée type et c’est tout l’attrait du poste de juriste en droit social ! Entre les réunions de négociation avec les représentants du personnel, le support juridique auprès de notre grande équipe RH, la gestion des contentieux ou encore les analyses juridiques/analyses de risque sur des sujets spécifiques. Avec la réforme des retraites et le déploiement de la nouvelle convention collective de la métallurgie, nos journées sont très rythmées et diversifiées !

Quelles sont vos principales missions ?

Notre service juridique est le pôle d’expertise en droit social. Nos principales missions sont l’assistance et le conseil juridique, la préparation et la participation aux réunions de négociation avec les délégués syndicaux, la gestion des contentieux, l’élaboration de notes réglementaires, la sensibilisation des équipes RH et des managers sur notre réglementation interne, légale ou conventionnelle. Notre fonction est stratégique dans la mesure où nous participons à la définition et à la mise en œuvre de la politique RH (en matière de droit social) et bien évidemment en coordination avec les autres fonctions RH.

Ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

La diversité ! On a une pluralité d’activités, des sujets diversifiés et une multiplicité d’interlocuteurs.

Citez 3 qualités pour exercer cette fonction.

Sens de l’analyse et du précis - savoir convaincre - avoir du « bon sens ».

Comment voyez-vous votre métier dans le futur (ou dans 5 ans) ?

Chat GPT ne nous remplacera pas. Être juriste, ce n’est pas connaître le code du travail, c’est surtout savoir l’utiliser, l’interpréter et le combiner avec d’autres normes. Chacun peut constater l’importance de la norme (qu’elle soit issue du législateur ou de l’exécutif) et surtout sa fluctuation. Le juriste de demain devra être encore plus innovant et connecté : connecté aux nouvelles technologies, aux nouveaux codes sociaux et à la Terre compte tenu de l’urgence climatique.

Quel impact a la digitalisation sur la transformation de votre métier ? Voyez-vous cela comme une opportunité ou une menace ?

C’est un véritable atout et en même temps un véritable défi. Le traitement de l’information est plus rapide ; elle touche plus de monde, permet davantage de partage et une meilleure fiabilité des données. Avec la digitalisation, on a aussi de nouvelles normes qui ont vu le jour (clin d’œil à la patrouille RGPD) et de nouveaux modes de fonctionnement. Comme tout bienfait, elle peut avoir ses travers d’où la nécessité d’être bien accompagné.

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