Aucun produit dans votre panier.
Aucun produit dans votre panier.
Publié le - Mise à jour le
La loi 2023-1107 du 29-11-2023 transposant l’accord national interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise a apporté certains aménagements à la prime de partage de la valeur.
La prime de partage de la valeur (PPV), instaurée par l’article 1er de la loi 2022-1158 du 16-8-2022, dite « de pouvoir d’achat », est inscrite dans le champ du partage de la valeur et de l’épargne salariale.
Il est désormais possible de verser deux PPV chaque année dans la limite du plafond global. Son régime fiscal et social temporaire est prolongé de 3 ans pour les entreprises de moins de 50 salariés (Loi 2023-1107 du 29-11-2023 art. 9, JO du 30-11).
Les employeurs ont la possibilité de verser, depuis le 1-7-2022, à leurs salariés une PPV d’un montant de 3 000 € par bénéficiaire et par année civile ou de 6 000€ par bénéficiaire et par année civile pour les employeurs ayant mis en place un accord d’intéressement ou de participation. Le versement de la PPV peut s’effectuer en une ou plusieurs fois, dans la limite d’une fois par trimestre. Son montant peut être modulé en fonction de plusieurs critères : la rémunération, le niveau de classification, l’ancienneté dans l’entreprise, la durée de présence effective pendant l’année écoulée ou la durée de travail prévue au contrat de travail.
Deux régimes d’exonérations fiscales et sociales distincts s’appliquent à la PPV en fonction de la rémunération du bénéficiaire et de la date de versement de la prime
La PPV bénéficie :
Depuis le 1-12-2023, deux PPV peuvent être attribuées au titre d’une même année civile. Le versement des deux PPV peut s’effectuer en une ou plusieurs fois, dans la limite d’une fois par trimestre au cours de l’année civile (Loi art. 9, 2°).
Les PPV attribuées bénéficient des exonérations sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite globale de 3 000 € ou de 6 000 € par bénéficiaire et par année civile, si elles en remplissent les conditions (Loi art. 9, 3° et 4°).
Les PPV versées, entre le 1-1-2024 et le 31-12-2026, par une entreprise employant moins de 50 salariés à des salariés ayant perçu, au cours des 12 mois précédant leur versement, une rémunération inférieure à 3 Smic annuels pour la durée du travail prévue au contrat de travail (calculé selon les modalités de la réduction générale de cotisations) sont exonérées :
À noter. Les PPV exonérées restent incluses dans le montant du revenu fiscal de référence (CGI art. 1417, IV-1°).
Lorsqu’un salarié a adhéré à un plan d’épargne salariale (PEE, PEI, Perco) ou à un plan d’épargne retraite d’entreprise (Pere : Pereco ou Pero) et qu’il affecte à la réalisation de ce plan, dans un délai défini par décret, tout ou partie des PPV qui lui sont attribuées, ces sommes seront exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite globale de 3 000 € ou de 6 000 € par an.
L’employeur devra informer le salarié bénéficiaire des sommes qui lui seront attribuées au titre des PPV et du délai dans lequel il pourra formuler sa demande d’affectation au plan d’épargne salariale ou au Pere (Loi art. 9, 5°).
Abondement de l’employeur. Les sommes provenant des PPV qui seront affectées à un plan d’épargne salariale ou à un Pere pourront faire l’objet d’un abondement de la part de l’employeur (Loi art. 11, I-2° ; C. trav. art. L 3332-11, al. 1 modifié).
› Depuis le 1-12-2023, deux PPV peuvent être attribuées au titre d’une même année civile. Les exonérations de CSG-CRDS et d’impôt sur le revenu sont prolongées pour 3 ans pour les PPV versées à des salariés ayant perçu, au cours des 12 mois précédant leur versement, une rémunération inférieure à 3 Smic annuels, mais seulement dans les entreprises de moins de 50 salariés. La PPV pourra être affectée à un plan d’épargne salariale ou d’épargne retraite d’entreprise en franchise partielle d’impôt sur le revenu.
Mes Alertes & Conseils Gestion Finance