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Publié le - Mise à jour le
J’ai saisi cette opportunité car je suis heureuse de partager ce que j’ai acquis au cours de mon passé universitaire et de mon expérience de formatrice. Ce livre fait un état des lieux des connaissances neuroscientifiques en lien avec l’apprentissage. Il propose des applications concrètes de ces connaissances à la formation professionnelle pour adulte. La partie théorique alimente le côté pratique car ce livre s’appuie sur le postulat : « Si je comprends comment mon cerveau apprend alors je peux améliorer mes pratiques de formateur ».
Dans cet écrit, j’ai veillé à être cohérente avec les bonnes pratiques que j'évoque pour proposer un livre le plus pédagogique possible. Ainsi, il comprend de nombreuses illustrations (schéma, sketchnoting, etc.) puisque le visuel favorise l’apprentissage. Il inclut également des quiz et des fiches mémo pour se questionner et répéter ces nouveaux apprentissages. Pour entrer concrètement dans le process de formation, plusieurs formateurs expérimentés témoignent de leurs bonnes pratiques. Le livre fait donc la part belle à la pratique plutôt qu'à la théorie pour que ce livre réponde au plus près des besoins des formateurs quand ils conçoivent ou animent leurs interventions.
Ce livre découle de ce que j’ai appris pendant mon cursus universitaire (licence en biologie avec neurosciences en spécialité puis master en psychologie cognitive)... Il s’appuie également sur mes travaux de recherche qui portaient sur l’assertivité. Selon moi, la posture du formateur est une posture assertive. Elle implique le respect de soi et de l’autre ainsi que l’expression de soi autant que celle de l’autre. Ma compréhension de ce rapport à l’autre m’aide beaucoup dans mes animations et notamment dans ma gestion de la dynamique de groupe.
Les neuromythes sont des croyances erronées sur le cerveau et son fonctionnement trop largement partagées. Il me paraissait important que le lecteur ait un éclairage sur ses croyances erronées (ou pas) afin de partir ensemble sur de bonnes bases. Une fois ce socle posé, nous pouvons l’enrichir de nouvelles connaissances sur le fonctionnement cérébral et des applications pratiques.
Le cerveau des hommes peut différer de celui des femmes. Par exemple, il apparaît plus grand que celui des femmes. Néanmoins, ces différences anatomiques n’impliquent pas de différences en termes de capacités et de préférences cognitives entre tous les hommes et toutes les femmes. Certes, il existe des différences entre un pourcentage d’hommes et un pourcentage de femmes mises en évidence dans certaines études mais ces variations ne peuvent pas être généralisées à chaque individus des deux sexes. De plus, elles ne s’expliquent pas par le seul facteur du genre : des facteurs socio-culturels sont également à considérer. Enfin, et de façon plus importante encore, la prise en compte de ces différences supposées en fonction du genre est contre-productive pour favoriser l’apprentissage de chacun dans toutes les disciplines.
Oui ! car les personnes sont en général très curieuses de comprendre comment notre cerveau fonctionne. En revanche, pour chacune de mes interventions et pour l’écriture de ce livre, j’ai veillé à m’appuyer sur les travaux de chercheurs reconnus. Déclamer que « les neurosciences disent ceci ou cela » ne suffit pas. Il me paraît plus important d’expliquer pourquoi elles disent cela et sur quoi s’appuient mes propos pour qu’ils soient perçus au mieux. Compte tenu des avancées technologiques, nous disposons de techniques de plus en plus sophistiquées et fines pour étudier le cerveau et son fonctionnement. Ainsi, nous améliorons chaque jour notre compréhension du cerveau qui apprend. Les formateurs n’ont pas attendu cela pour donner des formations de qualité. Néanmoins, au regard des connaissances neuroscientifiques, nous mettons en lumière les pratiques qui peuvent être efficaces et celles qui le sont moins. Cela aide à privilégier certains choix pédagogiques et à en questionner d’autres, à diversifier ses approches et à s’appuyer sur de nouvelles sources d’inspiration… et donc à réinventer ses formations !
Propos recueillis par Nadia Ali Belhadj
Notre formation sur les neurosciences