Aucun produit dans votre panier.
Aucun produit dans votre panier.
Publié le - Mise à jour le
Quand on parle de développement durable et de RSE, on se retrouve vite face à une multitude de chiffres, de rapports et de concepts parfois abstraits. Ce qui complique la compréhension des réels enjeux et axes d’action à mettre en place au sein de la société, mais aussi des entreprises. Pourtant, une idée toute simple a réussi à rendre ces enjeux beaucoup plus clairs. Il s’agit de la théorie du Donut. Conceptualisée par Kate Raworth, économiste britannique, cette théorie propose une nouvelle façon de penser l’économie en utilisant l’image du donut. Et si le monde idéal se trouvait justement au cœur de cet anneau ?
Dans la théorie du Donut, il est question de deux frontières où tout se joue. La première frontière qui se situe dans la limite basse du donuts concerne le plancher social. Ce plancher symbolise tous les besoins essentiels que la société doit pouvoir garantir à ses citoyens. Se nourrir, se soigner, apprendre, travailler, s’exprimer librement, vivre dans la dignité…
La seconde frontière, (la limite haute du donut) concerne le plafond environnemental. Ce plafond symbolise les limites que nous ne devons pas franchir si nous voulons préserver les ressources de la Terre.
Entre ces deux demi-cercles, au cœur du donut, se trouve l’espace sûr et juste pour l’humanité. Il s’agit d’un espace d’équilibre où les activités humaines peuvent se déployer sans menacer ni les personnes ni la planète. Selon la théorie du donut, c’est ici que se situe la véritable promesse du développement durable : un espace où l’économie se déploie au service de la vie, et non l’inverse.
Le demi-cercle à la base du donut représente donc le plancher social. Selon Kate Raworth, il est impossible de construire un avenir durable dans un monde où des millions de personnes manquent du nécessaire. Ce plancher social fait donc partie des conditions sine qua non au développement d’une économie durable. On retrouve ainsi sur ce plancher, tous les besoins et droits fondamentaux auxquels devraient avoir accès tous les êtres humains sur la planète :
Ce socle social rejoint les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. Ensemble, ces droits et besoins fondamentaux permettent de poser les bases d’un monde plus équitable, où le bien-être et la dignité de chaque individu sont respectés.
Le haut du donut représente quant à lui le plafond environnemental, ou les limites planétaires à ne pas dépasser pour une économie plus durable. Pour définir ces limites, Kate Raworth s’est appuyée sur les travaux du Stockholm Resilience Center, qui a identifié neuf limites à ne pas dépasser. Ces frontières marquent la ligne rouge à ne pas franchir pour garantir la stabilité du climat, la santé des océans, la biodiversité ou encore la qualité de l’air et de l’eau.
Elles concernent 9 éléments :
Ce modèle inspire de plus en plus les entreprises, notamment celles qui s'engagent pleinement dans la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). En effet, la théorie du Donut permet de rendre visible les deux grandes dimensions du développement durable, à savoir le volet social et le volet environnemental.
Pour une entreprise, s’appuyer sur cette théorie du Donut revient à se poser une question essentielle, mais rendue concrète grâce au donut : Ma stratégie est-elle en accord avec les besoins de la société et ceux de la planète ? Pour répondre à cette question, il convient de s’appuyer sur les contours formalisés par le donut pour analyser les processus internes. Une fois ces processus évalués, il convient d’identifier les secteurs où il est possible d'améliorer l’impact social et/ou l'empreinte écologique.
S’appuyer sur la théorie du Donut pour s’engager dans la transition écologique est une aide précieuse pour la durabilité et la pérennité des entreprises. Elle permet en effet d’offrir un cadre précis et concret qui aide à penser les processus et à prendre des décisions en accord avec les enjeux actuels. Une façon de se conformer aux nouvelles réglementations, mais aussi aux attentes de la société en matière d'éthique et de respect de l'environnement.
Cette vision d’une économie plus respectueusement de l’humain et de la planète s’inscrit de plus en plus profondément au cœur des entreprises et des Etats. L’Union européenne, à travers la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), s’inspire d’ailleurs directement de cette vision. La directive CSRD prévoit en effet de classer les impacts environnementaux des entreprises selon 5 catégories qui sont : le changement climatique, les ressources aquatiques et marines, les pollutions, l’utilisation des ressources & l'économie circulaire, les écosystèmes & la biodiversité.
Quant au pan social de la CSRD, il s’intéresse à 4 éléments : la main-d’œuvre de l'entreprise, les travailleurs de la chaîne de valeur, les consommateurs finaux et les communautés impactées par l'activité de l’entreprise.
Rappel : la loi n° 2025-391 du 30 avril 2025, dite loi DDADUE 2025, est venue reporter de deux ans l'application de la CSRD pour certaines catégories de grandes entreprises (reporting en 2028 pour l'année 2027) et de PME cotées en bourse (reporting 2029 pour l’année 2028).