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Publié le - Mise à jour le
Après la lecture et la rédaction de documents, place au rythme de travail intensif, un « contexte » que l’on peut retrouver dans un grand nombre de métiers. Quelles sont les compétences spécifiques mises en jeu ? Comment les renforcer, pour faire face à un surcroît - temporaire - d’activité sans plonger dans le stress ? Sur la base d’une publication de France Stratégie & Pôle Emploi[1], notre duo poursuit son exploration des situations de travail et des soft skills qu’elles requièrent.
À l’instar des sportifs de haut niveau, chacun de nous peut se surpasser, durant une période donnée. Un temps de récupération est ensuite nécessaire, avant de retrouver son rythme de croisière, et de produire un nouvel effort. Trop souvent néanmoins, les moments de surchauffe deviennent chroniques dans les organisations. Les collaborateurs s’épuisent à la tâche, allant au-delà de leurs limites physiologiques. D’où une hausse significative du nombre de burn-out. La résolution de ces graves dysfonctionnements est de nature organisationnelle, et elle relève des entreprises.
En revanche, quand le rythme de travail s’intensifie de façon ponctuelle, il est important de pouvoir y faire face : de nombreux métiers et secteurs d’activité connaissent de telles situations. Plusieurs questions se posent alors : comment mobiliser au mieux nos ressources pour « performer » ? Et, aussi : comment apprendre à les préserver ?
Certes, ce n’est pas la première soft skill à laquelle on pense ! Pourtant, bien se connaître permet de s’adapter à une charge de travail ou à une cadence qui augmentent.
Cette connaissance vise tout d’abord nos rythmes chrono-biologiques – notre « horloge interne ». Située dans l’hypothalamus, cette dernière gouverne notre sommeil et notre humeur, notre vigilance et même notre comportement alimentaire ! In fine, elle a un impact sur l’ensemble de nos performances physiques et cognitives. Or, un allongement déraisonnable de l’amplitude horaire de travail - par exemple - la dérègle. Ainsi, s’il est déconseillé de regarder un écran avant de s’endormir, c’est parce que la lumière bleue qui en émane retarde la production de mélatonine dans notre organisme. Sachant que cette hormone joue un rôle déterminant sur notre sommeil… La plus grande prudence est donc requise quant à la « stratégie » que l’on adopte pour faire face à un pic d’activité.
Dans une autre perspective, une bonne connaissance de soi permet de déterminer nos périodes d’efficacité. Certains sont au top de leur forme le matin de bonne heure, d’autres sont plus réactifs l’après-midi… Les collaborateurs pouvant s’organiser de façon autonome ont intérêt à en tenir compte dans la programmation de leurs tâches quotidiennes, selon le niveau d’implication qu’elles nécessitent.
Bien se connaître permet donc de mieux « doser » le temps et les ressources dont on dispose. Mais cela ne suffit pas ! Une série de principes joue un rôle actif dans la gestion du temps. Le premier d’entre eux correspond à une « matrice » - celle d’Eisenhower. Sa vocation est de nous aider à prioriser les tâches que nous devons accomplir selon leur niveau d’urgence et d’importance.
D’autres principes sont, eux, qualifiés de « lois » : les 7 lois du temps. Ainsi, la loi de Pareto montre que 20% de nos actions induisent 80% de nos résultats. Avec la loi d’Illich, on découvre qu’au-delà d’un certain temps passé sur une tâche, notre efficacité diminue. Il est donc capital d’effectuer des pauses régulièrement, pour régénérer nos capacités cognitives. Attention en revanche aux interruptions incessantes – la consultation de notifications de smartphone par exemple. Notre cerveau met en effet 3 minutes, en moyenne, pour se reconnecter à son activité préalable. C’est la loi de Carlson. Autre loi, celle de Laborit : elle nous apprend que nous privilégions naturellement ce qui nous demande peu d’efforts. En cas de rythme de travail intensif, mieux vaut s’extraire de cette tendance et commencer par les tâches les plus exigeantes.
L’acronyme est inspirant, tout comme les méthodes qu’il regroupe ! Mises au point par le Dr Edith Perreaut-Pierre, ex-médecin militaire et médecin du sport, les Techniques d’Optimisation du Potentiel permettent de s’adapter aux exigences d’une situation donnée. Ces stratégies mentales visent à se détendre ou se dynamiser, ou encore à gérer le stress ou des temps prolongés d’activité statique. Parmi elles, on trouve la respiration « contrôlée » (ou conscientisée), l’imagerie mentale d’anticipation positive, et des exercices musculaires de décontraction et d’étirement. Ces techniques permettent aussi de prendre en compte les émotions. Or, quand la fatigue s’installe dans un contexte de rythme de travail intensif, les signaux d’alerte que sont les émotions s’activent…
Spoil : dans cet épisode, il est aussi question de vos séries préférées – ou plus exactement, du support sur lequel vous les regardez, voire du moment où vous le faites ! Notre duo parle aussi de stakhanovisme, très brièvement… Bonne écoute 😀
[1] Pour en savoir plus : « Situations de travail, compétences transversales et mobilité entre les métiers ».