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Publié le - Mise à jour le
L’un des objets de la réforme par ordonnances est de fusionner les instances représentatives du personnel en une seule, le comité social et économique (CSE).
C’est donc tout naturellement que se pose la question des moyens mis à la disposition de ce CSE.
Ce qui était auparavant possible, et en particulier pour le CHSCT, dont l’intégration dans son règlement intérieur de certaines dispositions prévues par la circulaire DRT 93-15 du 25 Mars 1993 (Documentation technique et juridique, temps de préparation), semble être écarté par les ordonnances. En effet, seul un accord d’entreprise pris avec les organisations syndicales représentatives ou avec le CSE est désormais en mesure d’envisager des moyens supplémentaires comme la création de la commission santé, sécurité et conditions de travail, l’attribution d’heures de délégation supplémentaires, ou l’augmentation du nombre de représentants au CSE.Qu’en est-il du recours à l’expertise ?
Ce recours demeure un des moyens importants qui reste à la disposition du nouveau CSE. Les ordonnances regroupent dès lors celles qui étaient à la disposition du CE et du CHSCT. La prise en charge de l’expertise reste inchangée en ce qui concerne les consultations du CE, mais en ce qui concerne celles du CHSCT, notons que désormais la demande d’expertise relative à des projets importants pouvant modifier les conditions de travail, est soumise aux mêmes règles que celles relatives à la consultation du CE sur les orientations stratégiques ; à savoir un partage des frais sur une base de 80% à la charge de l’employeur et de 20% pour le CSE.
Par Henri Grego, Consultant spécialiste en relations sociales