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Publié le - Mise à jour le
La loi n°2021-1018 du 2 août 2021 1018 pour renforcer la prévention en santé au travail transpose, dans le Code du travail, l’accord national interprofessionnel du 9 décembre. Elle entrera en vigueur le 31 mars 2022. Son objectif est de renforcer la prévention des risques professionnels dans l'entreprise et d'améliorer le suivi médical des salariés. Elle prévoit des changements importants notamment concernant le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) et le rôle des IRP dans la prévention des risques.
Le document unique permet d'évaluer les risques liés à l'aménagement des lieux de travail, à la définition des postes, aux choix des procédés de fabrication, des équipements de travail et des substances chimiques. La loi ajoute de nouveaux risques à prendre en compte par l'employeur dans le DUERP : ceux liés à l'organisation du travail. Le but étant de prévenir les risques psychosociaux qui en découlent.
Chaque version du document unique doit désormais être conservée pendant 40 ans. L'objectif est de permettre la traçabilité de l'exposition aux risques et de faciliter la mise à disposition du DUERP aux salariés, anciens salariés, ou à toute autre personne ayant un intérêt à y avoir accès.
Pour assurer cette conservation, l'employeur doit effectuer un dépôt dématérialisé sur une plateforme en ligne. Cette obligation, qui soulève de nombreuses interrogations chez l’ensemble des employeurs et en particulier dans les petites structures, entrera en vigueur :
La transmission du document unique à la médecine du travail devient obligatoire, y compris lors de ses différentes mises à jour. La simple mise à disposition, en vigueur jusqu’à présent, ne suffit plus.
L'employeur n'est plus seul pour effectuer l'évaluation des risques. Le CSE et la commission santé, sécurité et conditions de travail (si ces instances existent dans l'entreprise) participent désormais de plein droit à l'évaluation des risques professionnels dans l'entreprise.
La loi du 2 août 2021 prévoit une formation renforcée à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail pour les membres du comité social et économique :
Cette formation peut être prise en charge par les opérateurs de compétences (entreprises de moins de 50 salariés).
Jusqu’à présent, l'obligation de négociation portait uniquement sur la qualité de vie au travail (QVT). La loi complète cette thématique par les conditions de travail et prévoit désormais une négociation obligatoire sur la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT).