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Publié le - Mise à jour le
La loi Pacte vient modifier le mode de gouvernance des entreprises, en renforçant notamment le contrôle des rémunérations accordées aux dirigeants et aux actionnaires. Dans la logique des dernières réformes du secteur, la loi Pacte entérine la nécessité de rendre plus éthique la rémunération des grands patrons, au regard de la crise économique et financière actuelle. Découvrez les principales dispositions du texte.
Ces dispositions ne concernent que les SA et SCA astreintes à publier un rapport sur le gouvernement d’entreprise.
Le rapport pourra désormais se référer à l’application de critères de performance extra-financière pour justifier de la rémunération variable des dirigeants de sociétés anonymes (C. Comm. L. 225-37-3). Dans ce cas, il devra définir les critères.
Le rapport devra également mentionner l’évolution sur les cinq dernières années de la comparaison de la rémunération des mandataires sociaux, y compris de celle des directeurs généraux délégués, au regard de la rémunération moyenne et médiane des salariés.
La loi prévoit l’habilitation du gouvernement à prendre par ordonnances, dans les 12 mois de sa promulgation, des mesures de transposition des directives 2007/36 et 2007/828 portant création d’un dispositif unifié contraignant encadrant la rémunération des dirigeants des sociétés cotées.
La finalité de ces dispositions est de soumettre à accord contraignant de l’assemblée générale, dûment informée, les politiques de rémunération des dirigeants de ces sociétés.
Loi PACTE, art. 198, III, 8° s.
Le texte clarifie (C. Comm. L. 228-1 à L. 228-3-4 modifiés, L. 228-35-5 & L. 228-3-6 nouveaux) les obligations de communication d’informations des intermédiaires et teneurs de comptes de sociétés cotées (que l’admission à la côte ait eu lieu en France ou dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen ou sur un marché considéré équivalent).
De nouveaux articles L. 533-22-4 et L. 544-3 à L. 544-6 sont intégrés dans le Code Monétaire et Financier afin d’améliorer la transparence sur les conditions d’intervention des conseils en vote.