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Publié le - Mise à jour le
L'article 75 de la loi PACTE entérine plusieurs mesures qui visent à faciliter l'accès aux marchés financiers pour les PME. Le texte prévoit notamment un rehaussement du seuil d’établissement du prospectus à 8.000.000 € et supprime également la condition relative à la majorité du capital de l’émetteur. Découvrez ces différentes dispositions en compagnie de notre formateur Jérôme Pétrignet.
Les offres au public d’un montant inférieur à 8.000.000 € nécessitent l’élaboration d’un prospectus soumis au visa de l’AMF.
La loi Pacte prévoit dorénavant d’établir un document synthétique destiné à l’information du public et présentant les caractéristiques de l’opération et de l’émetteur avant toute offre d’un faible montant visée au 1 du I de l’article L. 411-2 du Code Monétaire et Financier (CMF L. 412-1, III nouveau).
Tout fait nouveau ou erreur contenue dans le document synthétique pourra donner lieu à une note complémentaire (CMF L. 621-8).
Ces offres d’un faible montant entreront dans le domaine de compétence de l’AMF, qui pourra réaliser des contrôles et enquêtes sur ces opérations (CMF L. 621-9, I).
Les manquements relatifs à ces offres pourront faire l’objet d’une sanction de l’AMF (CMF L. 621-15)
En cas d’offre au public, la procédure de retrait forcé des minoritaires pourra être engagée dès lors que les titres présentés à l’offre dépassent 90 % (au lieu de 95 % auparavant) du capital ou des droits de vote (CMF L. 433-4, II).
Le seuil de détention par les actionnaires agissant de concert du capital ou des droits de vote permettant le retrait volontaire des minoritaires est également abaissé à 90% (CMF L. 433-4) au lieu de 95 %.
Par ailleurs, le gouvernement est habilité à légiférer par ordonnance dans un délai de 12 mois à compter de la promulgation de la loi PACTE, afin principalement de :