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Publié le - Mise à jour le
Le métier de conseiller financier nécessite des compétences polyvalentes, aussi bien techniques que transverses pour avoir la capacité de s’adapter au client et de l’accompagner au mieux dans la gestion de ses opérations.
Découvrez l'interview de Dylan Roux-Guilmin, chargé d'affaires chez BNP PARIBAS, pour notre catalogue Entreprises.
Mon quotidien consiste à animer un portefeuille d’une centaine d’entreprises. Mes journées sont rythmées en deux parties : dans un premier temps, me rendre directement chez les entreprises clientes, échanger avec les dirigeants pour comprendre leurs problématiques, échanger sur leurs projets et trouver ensemble les meilleurs moyens afin de les accompagner dans leur développement, et dans un second temps, centraliser l’essentiel de mes rendez-vous, effectuer différentes tâches comme le montage des dossiers, le pilotage de mon portefeuille, les réunions avec mon équipe, la gestion des risques & KYC, la rédaction de comptes rendus, etc.
Développement du PNB du portefeuille : analyse de la composition et l’évolution du produit net bancaire, gestion des flux confiés par les clients du portefeuille, pilotage des marges, action de prospection pour gagner de nouveaux clients, screening des clients afin de faire un état de leurs évolutions… Objectifs commerciaux : utiliser les différents produits bancaires à ma disposition afin de réaliser les projets clients. RISK & Conformité : récolte des informations clients, renouvellement des lignes d’engagement, gestion des indicateurs de risque, analyse des opérations atypiques, identification des risques opérationnels et de crédits, etc. Financement & Opérations à valeur ajoutée : réalisation des trames de financement au travers d’analyses financières et économiques, montage des dossiers de financement, développement à l’international des clients.
Ce que j’aime le plus, c’est accompagner des entreprises dans leur développement, apporter ma valeur via le conseil, se plonger dans différents secteurs, rencontrer différentes personnalités et apprendre de leurs histoires, participer à la concrétisation de « rêves » pour certains dirigeants pour qui il peut s’agir d’un projet de toute une vie. J’apprécie également la possibilité d’organiser mes journées, piloter mon portefeuille et mes actions en fonction des urgences, prendre des décisions.
Beaucoup d’éléments me poussent à croire que oui. Le développement et la démocratisation de l’IA vont transformer mon métier. Cela va permettre notamment d’optimiser le temps en réalisant, pour le chargé d’affaires, des tâches sans valeur ajoutée ou administratives. J’imagine qu’il sera même possible de s’appuyer sur l’IA avant de prendre une décision importante, ou bien récolter plus rapidement et facilement les informations essentielles au montage des dossiers. Mon métier étant en majeur partie orienté sur les relations avec les clients, l’IA ne pourra pas remplacer l’humain.