Empreinte environnementale du numérique en France : les résultats de l’étude de l’ADEME et de l’ARCEP

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Face au développement du numérique, la question de son impact environnemental fait l’objet d’une attention croissante. Pour mesurer plus précisément l’empreinte environnementale du numérique en France et identifier des leviers d’actions et des bonnes pratiques pour la réduire, le Gouvernement a saisi en août 2020 l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Le 19 janvier 2022, les deux organisations ont rendu les premiers rapports de leur étude conjointe dont voici les principaux résultats.

Les constatations quant à l’impact environnemental du numérique en France

L’étude de l’ARCEP et de l’ADEME sur l’empreinte environnementale du numérique en France met en évidence plusieurs constats et observations.

  • L’impact environnemental du numérique ne doit pas être limité au calcul de l’empreinte carbone. L’étude de l’ARCEP et de l’ADEME évalue ainsi 12 indicateurs environnementaux parmi lesquels l’empreinte carbone, mais également l’épuisement des ressources abiotiques (fossiles, minéraux et métaux) et les radiations ionisantes.
  • Parmi les trois composantes du numérique que sont les terminaux (ordinateurs, smartphones, imprimantes, téléviseurs...), les réseaux et les centres de données, ce sont les terminaux et en particulier les téléviseurs (11 à 30 % des impacts environnementaux) qui sont à l’origine de l’essentiel de l’impact environnemental (de 64 à 92 %). Ils sont suivis des centres de données (entre 4 % et 22 % des impacts) avec notamment les serveurs, puis des réseaux (entre 2 % et 14 %).
  • De toutes les étapes du cycle de vie des biens et services liés au numérique (fabrication, distribution, utilisation et fin de vie), la phase de fabrication est la principale source d’impact environnemental, en particulier du fait de l’utilisation de métaux stratégiques dont l’extraction requière beaucoup de ressources et génère des déchets considérables. Les phases de fabrication et d’utilisation concentrent à elles deux près de la totalité de l’impact environnemental du numérique en France.

Les recommandations pour réduire l’empreinte environnementale du numérique

Au cours de leur mission commune, l’ADEME et l’ARCEP ont identifié plusieurs obstacles et pistes d’amélioration pour mesurer et réduire les impacts du numérique sur l’environnement.

  • Approfondir la connaissance des impacts environnementaux en collectant plus de données en la matière et en facilitant l’accès à ces données via l’ouverture de bases de données publiques.
  • Disposer de données fiables pour affiner la modélisation des différentes composantes du numérique et améliorer les méthodologies de calcul des impacts environnementaux.
  • Mettre en place des politiques publiques et réglementaires pour développer un numérique soutenable, allonger la durée d’usage des équipements numériques, améliorer leur réparabilité et leur durabilité, et augmenter leur réemploi, leur reconditionnement et leur réparation.
  • Privilégier des politiques globales et non ciblées sur certains composants numériques, afin de prendre en compte l’interdépendance entre les réseaux, les centres de données et les terminaux.

Impliquer tous les acteurs pour instaurer des dispositifs de réduction de l’impact environnemental du numérique : les entreprises qui conçoivent les services et matériels numériques, mais également les usagers particuliers et professionnels qui doivent être sensibilisés à un usage plus vertueux et sobre des se

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