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Publié le - Mise à jour le
Si une telle procédure existait déjà dans d’autres pays européens et devant l’Office européen des brevets (OEB), la France ne connaissait, quant à elle, que la procédure d’opposition devant l’INPI en matière de marque. Pour contester un brevet délivré avant le 1er avril 2020, un tiers devait alors demander sa nullité devant le tribunal judiciaire, et donc démontrer son intérêt et sa qualité à agir.
Devant l’INPI, toute personne peut désormais contester la validité d’un brevet, et cela sans être un concurrent direct du déposant[1]. De plus, et contrairement à une procédure judiciaire, chaque partie devra en principe supporter les frais qu’elle a engagés dans la procédure administrative[2]. Cette nouvelle mesure permet également d’accroître la technicité des débats, les plaidoiries devant le juge judiciaire étant plus factuelles en raison de l’absence d’expert à ses côtés. Une procédure non judiciaire limite enfin le risque pour l’opposant de se voir assigner en contrefaçon de brevet par son titulaire. En facilitant la révocation des brevets de faible qualité et en allégeant le coût de la procédure, le droit d’opposition va ainsi dans le sens d’un renforcement de la valeur et de la sécurité juridique des titres français.
L’opposant à un brevet dispose de neuf mois après sa délivrance pour former opposition et doit détailler les motifs de sa contestation : absence de nouveauté ou d’activité inventive, insuffisance de description etc.
Il s’agit d’une procédure en trois phases :