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Publié le - Mise à jour le
Quels sont les points de vigilance à adopter en matière d'anticorruption depuis la loi Sapin II ? Pour vous permettre de mieux prévénir et détecter la corruption et le trafic d'influence, revenons dans le détail sur le champ d'application de la loi et les 8 mesures associées à l'obligation de conformité.
« Une société employant au moins cinq cents salariés, ou appartenant à un groupe de sociétés dont la société mère a son siège social en France et dont l'effectif comprend au moins cinq cents salariés, et dont le chiffre d'affaires ou le chiffre d'affaires consolidé est supérieur à 100 millions d'euros sont tenus de prendre les [huit] mesures destinées à prévenir et à détecter la commission, en France ou à l'étranger, de faits de corruption ou de trafic d'influence »
« Les établissements publics à caractère industriel et commercial employant au moins cinq cents salariés, ou appartenant à un groupe public dont l'effectif comprend au moins cinq cents salariés, et dont le chiffre d'affaires ou le chiffre d'affaires consolidé est supérieur à 100 millions d'euros »
Pour une société mère établissant des comptes consolidés, l'obligation de conformité pèse sur :
Les filiales ou sociétés contrôlées dotées sont réputées satisfaire à l’obligation de conformité anticorruption, dès lors que la société mère met en œuvre l’obligation de conformité anticorruption. Les sueils d'effectif et de CA sont les suivants :
Le Code de Conduite définit les différents types de comportements à proscrire (faits de corruption ou de trafic d’influence), illustré par le droit positif de la corruption
(architecture et portée des incriminations).
Il sert également à illustrer les comportements à proscrire (faits de corruption ou de trafic d’influence). Les illustrations jurisprudentielles sont complétées par des scénarios de corruption.
Il est destiné à permettre le recueil des signalements émanant d'employés et relatifs à l'existence de conduites ou de situations contraires au code de conduite de la société.
Identifier, analyser et hiérarchiser les risques d'exposition de la société à des sollicitations externes aux fins de corruption et de trafic d’influence.
Des procédures d'évaluation de la situation des clients, fournisseurs de premier rang et intermédiaires au regard de la cartographie des risques.
Ces procédures sont destinées à s'assurer que les livres, registres et comptes ne sont pas utilisés pour masquer des faits de corruption ou de trafic d'influence.
Le dispositif concerne les salariés les plus exposés aux risques de corruption et de trafic d'influence. Des critères d’exposition à définir en lien avec la cartographie des risques : personnel fonctionnellement exposé ? Personnel géographiquement exposé ? Personnel sectoriellement exposé ?
Le régime disciplinaire permet de sanctionner les salariés de la société en cas de violation du code de conduite de la société.
Un dispositif de contrôle et d'évaluation interne sera mis en place pour évaluer les mesures mises en œuvre.
Une responsabilité particulière : 200 000 euros pour les dirigeants et/ou 1 000 000 d’euros pour les personnes morales :
Une responsabilité associée à la qualité de dirigeant :
Marc Segonds
Agrégé des facultés de droit, Professeur à l’Université de Toulouse I Capitole
Codirecteur du Master II Lutte contre la criminalité financière et organisée d’Aix Marseille Université
Avocat au barreau de Toulouse