Aucun produit dans votre panier.
Aucun produit dans votre panier.
Publié le - Mise à jour le
Jamais les organisations n’ont eu autant besoin d’agilité, générant une mobilisation accrue de compétences sociales et comportementales chez leurs collaborateurs. La 2e édition du baromètre annuel des soft skills de CSP DOCENDI révèle une véritable prise de conscience de leur impact et de leur caractère stratégique, au plus fort de la pandémie. Une tendance qui se poursuit désormais avec les réflexions portant sur l’organisation du travail. En route vers un changement de paradigme ?
En décembre 2020, date de la publication du 1er baromètre des soft skills de CSP DOCENDI, les actifs français avaient déjà connu plusieurs mois de confinements et de télétravail généralisé, faisant preuve d’une étonnante capacité d’adaptation. Aux yeux des professionnels interrogés (direction générale, responsables RH, responsables formation - principalement), dès cette période les soft skills apparaissaient comme importantes, voire stratégiques, en matière de performance individuelle. Comparativement, leur impact sur la performance collective était un peu moins mis en avant. Pourtant, les répondants les envisageaient comme vectrices de transformation et de résilience organisationnelle ! Par ailleurs, ces familles de compétences étaient perçues comme pouvant être développées grâce à des actions de formation.
Un an plus tard, la dynamique s’est renforcée. La notoriété, la compréhension des soft skills et même leur pratique, ont nettement progressé, avec 2/3 des répondants qui estiment en avoir un bon niveau de connaissance (une progression de 5 points en un an), et près de 6 organisations sur 10 qui déclarent les développer (+ 8 points). Par ailleurs l’immense majorité des professionnels interrogés estiment que les soft skills ne sont pas un capital figé et doivent donc bénéficier d’actions de développement.
Ce sujet n’est pas l’apanage des grandes entreprises. Le niveau de connaissance des soft skills s’est en effet uniformisé à la hausse, avec un taux d’environ 70 % dans toutes les catégories d’effectifs, à l’exception des PME, encore en retrait à 60 %.
Un autre résultat intéressant concerne le déplacement de l’enjeu, essentiellement considéré comme individuel l’an dernier, à sa dimension collective. La part des répondants qui perçoivent les soft skills comme stratégiques pour l’entreprise progresse de 2 points, pour s’établir à 47 %. Dans le même temps, la proportion des professionnels les considérant comme stratégiques pour l’individu recule de 2 points.
Les responsables formation restent les premiers défenseurs de la dimension stratégique des soft skills, cette année dans une proportion encore plus importante. Mais l’évolution la plus notable concerne les responsables RH : ils étaient 42 % à être convaincus en 2020, et sont désormais 57 %. Là encore, la crise sanitaire s’est invitée dans la vie des entreprises.
On peut supposer que les conséquences de la crise – management à distance, attention accrue prêtée au bien-être des collaborateurs, expérimentation de nouveaux modes d’organisation du travail – ont agi comme des révélateurs. Les soft skills jouent bien un rôle déterminant dans la performance, tant individuelle que collective. Une hypothèse confortée par les critères incitant à une formation aux compétences relationnelles et comportementales : dans le baromètre 2022, le premier mis en avant par les répondants concerne l’évolution de l’organisation et/ou de l’environnement de travail. D’autres études relatives à l’employabilité vont également dans ce sens : 74 % des actifs interrogés estiment que les soft skills sont essentielles pour collaborer en conditions de télétravail (enquête Praditus).
Toutefois, de nombreux défis restent à relever afin de tirer pleinement parti du potentiel des soft skills. Il s’agit, dans un premier temps, de leur prise en compte dans le recrutement. D’après un sondage réalisé par l’association Article 1 et la Fondation Mozaik fin 2021, si les actifs et les recruteurs reconnaissent l’importance des soft skills, ils sont plus nuancés sur leur niveau réel de prise en compte par l’entreprise lors d’une embauche. Plus de la moitié des recruteurs et jusqu’à 44 % des actifs pensent ainsi qu’elles sont importantes, quel que soit le type de recrutement, mais non prioritaires.
Le deuxième défi majeur concerne les modalités pédagogiques à privilégier pour favoriser le développement de ces compétences. Dans le baromètre des soft skills 2022, les ateliers entre pairs, séances de co-développement professionnel et sessions de coaching prennent la tête du classement. Cela confirme l’importance accordée au relationnel, au partage d’expérience et à la transmission, dans la montée en compétence - relationnelle et comportementale.
Par ailleurs, pour former aux soft skills, la préférence reste accordée au Blended Learning, qui allie présentiel et distanciel. En revanche, l’offre est-elle aujourd’hui suffisante pour répondre à des besoins croissants ? Selon certaines enquêtes, la moitié des salariés estime que les organismes de formation ne proposent pas « assez de solutions » pour développer ces compétences essentielles. Ceci alors même que des modalités telles que le Dual Learning ont été développées par des organismes de formation, avec une vraie satisfaction des apprenants et de leurs entreprises à la clé. Une politique de « faire savoir » semble donc devoir être engagée par les acteurs concernés.