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Publié le - Mise à jour le
Chacun de nous communique au quotidien. Sommes-nous pour autant de « bons communicants » ? En tant que manager-leader, cette compétence appartenant à la grande famille des soft skills se révèle cruciale pour les relations que vous entretenez avec vos collaborateurs. Et vous pouvez la développer ! L’enjeu ? Permettre à votre équipe de collaborer plus efficacement et d’exprimer tout son potentiel en créant les conditions de la performance.
Revenons tout d’abord sur les différentes dimensions de la communication :
C’est cet ensemble qui fait sens dans le cadre d’une communication efficace, et qu’il faut donc chercher à améliorer. En tant que leader, le mode de communication que vous mobilisez influe sur l’engagement de votre équipe et sur son niveau de motivation. Il s’agit de vous montrer « vrai », attentif, à l’écoute. Une méthodologie progressive peut vous y aider, celle des marches de la communication
Entre ce que vous souhaitez exprimer et ce qui en est réellement retenu, le différentiel peut s’avérer significatif ! Chaque étape de la communication « dégrade » en effet le message et la qualité de l’information. Or, il existe déjà un premier décalage entre ce que l’on veut dire et ce que l’on dit réellement ; puis un autre avec ce qui est entendu, écouté et compris. La déperdition du sens est très importante. Elle nécessite donc la plus extrême vigilance du manager-leader quand il communique avec son ou ses interlocuteurs. Quand vous allez vous exprimer ou au contraire écouter, il est essentiel de limiter l’apparition d’écueils « classiques » dans les échanges : les interprétations, les omissions ou les rajouts. C’est pourquoi vous allez asseoir votre leadership en mobilisant une écoute active. Il s’agit d’être pleinement disponible et concentré sur ce qui est dit, pour rebondir, questionner, reformuler. Et ce, tout en privilégiant les questions ouvertes à celles fermées appelant une réponse par oui ou non. Une posture d’empathie va également contribuer à la qualité de l’échange.
L’une des principales causes du désengagement tient au manque de compréhension par le collaborateur, de son rôle et de sa contribution à la performance globale. Lorsque vous confiez une mission à un membre de votre équipe, la qualité de votre communication est le premier levier de sa réussite future. Il s’agit :
Vous avez par ailleurs intérêt à aller à la rencontre d’un collaborateur démotivé, en l’invitant à s’exprimer : quel est le problème et comment le régler ? Cette démarche sera d’autant plus efficace dans le cadre d’un climat de confiance, avec des règles de fonctionnement claires que vous aurez posées. Privilégiez également des moments d’échanges avec chaque membre de votre équipe pour créer du lien, et avec l’ensemble de vos collaborateurs afin de les fédérer autour d’objectifs communs.
À l’image du discours historique de Steve Jobs en 2005 devant des étudiants de Stanford, les leaders sont d’autant plus convaincants dès lors qu’ils maîtrisent l’art du storytelling – c’est-à-dire une histoire personnelle mobilisée pour faire adhérer l’auditoire et stimuler l’envie d’agir. Les émotions jouent alors un rôle clé : il est important de savoir les reconnaître et les comprendre afin de mieux les utiliser, par exemple pour désamorcer des situations conflictuelles. Il est également important de se montrer le plus factuel possible dans le cadre de feedbacks, formulés du leader vers le collaborateur ou inversement ! La méthode DESC peut se révéler utile afin de décrire les faits, d’exprimer son ressenti, de suggérer une solution et de conclure positivement. L’objectif d’une critique constructive est d’encourager à l’action, non de la paralyser. Vous privilégierez plusieurs attitudes dans votre communication :
Adrien Nicolas