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Publié le - Mise à jour le
Passé pour le moins inaperçu dans le foisonnement de nouveautés de la loi Pacte au printemps dernier, le dispositif relatif à l’affacturage inversé collaboratif a été ressorti cet automne et sa promotion confiée au Médiateur des entreprises pour « évangéliser » le public de PME et TPE auquel il est destiné. Mais que recouvre cette dénomination barbare qui expliquerait à elle seule le peu de succès de cet instrument tant sa mise en œuvre apparait complexe ? L’affacturage inversé collaboratif est un mécanisme par lequel un donneur d’ordre reconnaît une facture auprès d’un « factor » et garantit de la payer à échéance. Cette solution de financement vise à réduire les délais de paiement et à sécuriser la trésorerie des TPE, PME et des artisans. Ce dispositif s’adresse à tous les fournisseurs et à tous les donneurs d’ordre publics ou privés. Il permet au client de faire bénéficier ses fournisseurs d’un taux très proche de ses propres conditions bancaires. De plus, le fournisseur reste libre d’y recourir ou non au cas par cas. Il dispose ainsi d’un financement souple et à taux réduit, puisqu’il est divisé par 2 par rapport à l’affacturage classique.
Ce qui change par rapport à l’affacturage classique, c’est que c'est l'acheteur qui passe le contrat avec le factor, en accord avec la PME. Une manière plus efficace de responsabiliser les clients retardataires qui outrepassent les délais de paiement malgré les plafonds légaux. La dématérialisation des facteurs permet aujourd’hui une mise en place de ce type d’instrument sans tomber dans l’usine à gaz. Encore faut-il le faire savoir et vaincre les freins des habitudes des acheteurs et les barrières psychologiques des fournisseurs. Pour Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, «l’affacturage inversé collaboratif joue un rôle majeur dans le renforcement de la trésorerie des TPE et PME. Il permet également de créer des relations durables entre clients et fournisseurs. Malheureusement, ce formidable outil n’est pas encore assez connu. C’est pourquoi, nous devons associer toutes les parties prenantes : fédérations professionnelles représentatives des grandes, moyennes et petites entreprises, des sociétés de conseils et de financement et en particulier des structures publiques, afin de lever les freins qui peuvent encore persister sur l’utilisation de ce dispositif. » Le médiateur des entreprises a donc saisi son bâton de pèlerin pour convertir les entreprises et les acheteurs publics à cet instrument vertueux pour la trésorerie des fournisseurs, surtout quand ils sont fragiles.