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Publié le - Mise à jour le
Dans le cadre de cet examen, un tiers certificateur s’engage, à la demande d’une entreprise, et en toute indépendance, à se prononcer sur la conformité aux règles fiscales de sujets examinés dans le cadre d’un chemin d’audit tel que défini par arrêté ministériel.
La qualité de tiers certificateur serait vraisemblablement accordée aux professionnels du chiffre (expert-comptable, organisme de gestion agréé, commissaires aux comptes, etc.) même si aucune précision n’est pour le moment apportée par les textes.
Cet examen est destiné à toutes les entreprises exerçant une activité professionnelle sous forme individuelle ou en société, quel que soit leur régime d'imposition et leur chiffre d’affaires.
L’examen porte sur un exercice fiscal.
Un modèle de contrat est proposé par arrêté du ministre chargé du budget (arrêté du 13 janvier 2021 d'application du décret n° 2021-25 du 13 janvier 2021). Celui-ci doit prévoir notamment :
Une liste des principaux sujets fiscaux a également été arrêtée et vise :
L’examen de conformité est mentionné dans la déclaration de résultat. Un compte rendu de mission retraçant les travaux réalisés est alors adressé par le tiers certificateur au plus tard le 31 octobre de l'année ou dans les six mois du dépôt de la déclaration.
Le compte rendu de mission doit être conservé par les parties jusqu'à l'expiration du délai de reprise et tenu à disposition de l'administration qui peut en demander la communication.
L’examen de conformité n’ouvre en principe droit à aucune dispense spécifique de pénalités.
La mention de l’examen de conformité dans la déclaration de résultat permettrait néanmoins d’obtenir les effets d’une mention expresse dans l’hypothèse où un contrôle fiscal ultérieur aboutirait à des rectifications pour insuffisance de déclaration sur les points validés lors de l’examen.
En d’autres termes, l'entreprise se trouverait dispensée de l'intérêt de retard en application de l’article 1727, II-1 du code général des impôts et ne serait sujette à aucune pénalité dès lors qu'elle serait de bonne foi.
Auteur : Juliette Halimi, Fiscaliste
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