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Publié le - Mise à jour le
Depuis quelques années, de nombreux prêcheurs digitaux nous ont souvent répétés que le présentiel allait mourir, que le e-learning, adaptive learning et autres fancy word learning allaient tout emporter sur leur passage ne laissant que des salles de formations vides et des formateurs sur le carreau. C’était sans compter sur la capacité du présentiel à se renouveler pour proposer des solutions innovantes.
On associe, souvent à tort, le digital avec la formation distancielle. Que nenni ! S’ il y a vraiment un endroit ou le digital a amélioré significativement l’expérience apprenante c’est bien la salle de formation. De nouveaux outils « panier » comme Beekast ou Klaxoon commencent à avoir un vrai poids sur le marché de formation.
Ces applications que l’on pourrait affilier à des clouds d’apprentissage séduisent de plus en plus de responsables formation grâce à leurs capacités à créer une dynamique « amont-pendant-aval » de la formation et de proposer une traçabilité du savoir.
Ces outils sont aussi très appréciés par les formateurs qui sont ainsi en capacité de proposer de nouvelles techniques pédagogiques qui les aideront à gérer les temps faibles de leurs formations. Ces outils permettent aussi de répondre enfin à la problématique de l’usage des smartphones en formation puisque les apprenants les utiliseront de facto dans un but d’apprentissage.
Si le digital va forcément avoir un impact sur le renouveau du présentiel, ce n’est pas le seul facteur. La géographie physique de nos salles de formations va aussi avoir un impact énorme sur la recrudescence de formation présentielle. Dans une formation présentielle apprenant-centrique, qui met un point d’honneur à répondre aux problématiques des apprenants, nos salles de formation doivent s’adapter. Ainsi, la salle de formation de demain devrait être :
Il semblerait que l’optimisation soit l’un des grands principes de notre décennie et la formation ne semble pas déroger à cette doxa. Ainsi de nombreuses entreprises pourraient être tentées de proposer des temps de formation plus courts, plus compacts mais plus intenses et surtout plus en adéquation avec les problématiques des participants. Fini donc la journée de 7h de formation place à des formats d’1h30, 2h, une demi-journée à la rigueur beaucoup plus précise.
Si l’on devait prendre un exemple pour illustrer ce propos, nous dirions que les apprenants ne se déplaceront plus pour suivre une formation « débutant sur Excel » mais pour maîtriser les tableaux croisés dynamiques.
Paul-Augustin DENNERY, ingénieur pédagogique