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Publié le - Mise à jour le
Le terme « agilité » est en train de trouver sa place dans les entreprises. Séduisant, il évoque la qualité d’un animal comme le dauphin ou le singe qui sont capables de s’adapter, de réagir vite et avec fluidité à leur environnement. C’est en effet dans ce sens que l’agilité trouve sa force dans un monde qui a changé, change constamment et est devenu complexe et incertain.
Le concept d’agilité est né aux Etats Unis dans les années 90, il est le fruit d’un projet de recherche financé par le gouvernement américain afin d’introduire plus de flexibilité dans les entreprises et les aider à mieux réagir face à un environnement de plus en plus en proie à des crises.
Il s’agissait en premier lieu de développer l’amélioration continue du développement applicatif directement issu de l’intelligence collective des équipes qui le pratiquaient. Mais si l’agilité trouve son premier terrain d’application dans l’univers informatique, il irrigue à présent l’ensemble de l’entreprise.
Au sein de l’entreprise, les vieux schémas issus d’une organisation pyramidale et propice aux luttes de pouvoir résistent encore. Néanmoins, ils ne sont pas à même de garantir la pérennité de l’entreprise dès lors qu’un changement de paradigme a eu lieu qui s’appuie sur les changements suivants :
Dès lors, l’agilité s’appuie sur 4 principes fondateurs :
Une entreprise agile se reconnaît ainsi à plusieurs critères :
Dans cette nouvelle équation, la dimension humaine doit l’emporter. Une entreprise agile va nécessairement s’organiser en réseau d’entités autonomes, à taille humaine et l’homme est enfin perçu comme un facteur clé de performance et de différenciation.
L’entreprise doit dès lors stimuler les compétences de ses collaborateurs, leur savoir-faire, leur esprit d’entreprise par la formation comme par le système d’évaluation. Et cette approche doit être appliquée à tous les niveaux de l’entreprise.
Dans ce contexte, le rôle du manager doit d’abord s’attacher à deux attitudes principales :
Sa valeur ajoutée vient plus de la centralisation de l’information et de la coordination des entités.
Il existe néanmoins un prérequis à une entrée réussie dans l’agilité : un changement de posture. En effet, l’agilité ne se décrète pas, elle passe d’abord par l’adoption de nouveaux comportements agiles qui peuvent se définir ainsi : partage, confiance, responsabilité, hybridation (la conscience que la performance est le résultat de la mixité des profils et des points de vue) et aptitude au changement. Autant de changements qui trouvent en partie leur source chez chacun individuellement.