Aucun produit dans votre panier.
Aucun produit dans votre panier.
Publié le - Mise à jour le
Qui dit nouvelle année, dit nouveaux enjeux. Pour sûr, l'année 2024 s'annonce riche, tant sur le plan humain que numérique, pour les entreprises. Parmi les tendances majeures, l'intelligence artificielle occupe une place centrale, redéfinissant les approches pédagogiques et les processus RH. Une chance pour les responsables RH et formation qui se verront dégager un temps précieux grâce aux nouvelles technologies. Du temps qu’ils pourront consacrer aux enjeux de rétention des talents, d’engagement, de RSE ou encore de transitions professionnelles. Décryptage des grandes tendances RH et formation qui rythmeront cette nouvelle année.
S’il y a une tendance qui fait parler d’elle depuis quelques mois, c’est bien l’intelligence artificielle. Elle a fait une arrivée remarquée dans les entreprises l’année dernière, et a suscité de nombreuses interrogations, voire quelques craintes, chez l’ensemble des collaborateurs. En 2024, son utilisation va s’étendre dans tous les secteurs d’activité. Tandis que certains professionnels tentent déjà d’apprivoiser l’intelligence artificielle générative, à l’image de Chat GPT, les plus réfractaires ne devraient pas tarder à se laisser tenter. Pour les services RH et formation, l’IA va jouer le rôle d’assistant personnel.
Les formateurs et ingénieurs pédagogiques seront amenés à utiliser ces outils pour construire leurs programmes de formation, leurs supports de présentation ou encore leurs activités pédagogiques. Les responsables formation, eux, y verront un précieux gain de temps pour tout ce qui relève de l’administratif (rédaction de descriptifs des parcours pédagogiques, conception de questionnaires de satisfaction, etc.)
Du côté des professionnels RH, certains utilisent d’ores et déjà l’IA générative pour faciliter leur quotidien : rédaction d’offre d’emploi, concevoir des reporting ou encore construire la marque employeur de l’entreprise(1). En 2024, cette adoption devrait s’accélérer. Tout l’enjeu sera de trouver l’équilibre entre confiance et vérification humaine pour limiter le risque d’erreur.
Ce n’est plus un secret pour personne : les entreprises peinent à retenir les talents. Avec 550 000 démissions au premier trimestre 2023, selon la Dares, le taux de démission n’a jamais été aussi élevé depuis 2008. Sans compter le nombre de salariés touchés par le quiet quitting, ou démission silencieuse en français, qui restent dans leurs entreprises mais qui ne sont plus engagés. Par conséquent, les problèmes de fidélisation et d’engagement collaborateur sont loin d’être résolus à l’aube de l’année 2024.
Mais comment retenir les salariés de plus en plus volatiles et réengager ceux qui ne trouvent plus de sens à leur travail au quotidien ? La formation pourrait bien être une solution à ce défi. Pour en comprendre la raison, rappelons l’engouement des Français pour la formation professionnelle : 9 salariés sur 10 estiment qu’il est important de se former tout au long de leur vie professionnelle(2). Les entreprises, et notamment les services RH et formation, devront non seulement accompagner les évolutions des métiers et les transitions professionnelles, mais aussi agir sur les sources de désengagement identifiées, telles que le manque de satisfaction au travail, une rémunération insuffisante, des dynamiques d'équipe problématiques, ou encore le risque de burn-out. Rappelons également que 73 % des collaborateurs seraient prêts à démissionner si leurs demandes en matière de formation et d’évolution interne n’étaient pas satisfaites(3). Un chiffre qui sonne comme un cri d’alerte : il faut agir au plus vite.
La prise de conscience à grande échelle des enjeux sociétaux et environnementaux s’invite peu à peu dans les entreprises. La génération Z, en particulier, accorde une grande importance aux engagements et valeurs des entreprises qu’elle rejoint. Véritable levier d’attractivité des talents, la RSE s’inscrit donc dans la liste des principaux enjeux 2024 des services RH. Budget alloué, mise en place de politiques écoresponsables, inclusives, et éthiques, actions concrètes, engagement sur le long terme : les salariés en attendent beaucoup.
Là encore, les professionnels RH peuvent s’appuyer sur les services formation. Dans un premier temps, pour monter en compétences, si besoin, sur le sujet. En effet, mettre en place une démarche RSE ne s’improvise pas. Cela nécessite d’en comprendre le fonctionnement et les enjeux. Puis, une fois la politique RSE définie, le service formation pourra aider à diffuser cette dernière auprès de tous les collaborateurs de l’entreprise, à travers des contenus pédagogiques spécifiques.
En 2024, les transitions professionnelles, qui se sont accélérées depuis la crise sanitaire, continueront à s’opérer au sein des organisations. Former rapidement les collaborateurs aux compétences requises principalement par l’arrivée des nouvelles technologies sur le marché, devient une nécessité impérative pour rester compétitif. Les entreprises doivent s’adapter et donc, se transformer. Une transformation qui induit forcément un besoin accru de formation pour s’acclimater aux changements, qu’ils soient numériques, sociétaux ou environnementaux.
Et alors que les budgets formation tendent à se réduire cette année – conséquence malheureuse de la crise économique, les professionnels des RH et de la formation devront faire preuve d’ingéniosité et de pragmatisme pour former plus, avec moins.
—
(1) Selon un sondage réalisé en novembre 2023 par HelloWork auprès de responsables RH.
(2) Selon une enquête menée par Harris Interactive pour Les acteurs de la compétence, en février 2022.
(3) “La montée en compétences, levier de fidélisation des talents en entreprise”, étude menée par Altays et Opinion Way auprès de 413 salariés du secteur privé en octobre 2022.