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Publié le - Mise à jour le
Le confinement a été très difficile à vivre d'un point de vue professionnel. Voir chaque jour arriver des annulations, surtout la première semaine, a provoqué chez moi un effondrement. J'ai d'ailleurs été en arrêt de travail pour syndrome dépressif. Quand mon entourage l'a appris, cela a suscité un grand étonnement pour eux : "enfin, pas toi !". "Ben si ! moi aussi, je peux faire une dépression, ça arrive aux plus résistants, la preuve !" 2020 devait être l'année de la consécration, j'avais mille projets de développement commercial, des partenariats, de nouveaux clients, un salon, la certification... Et puis plus rien. Black out ! Après avoir beaucoup pleuré et dormi, je rallume mon ordinateur et découvre un mail de CSP qui me propose de participer à un atelier. Je venais de recevoir ce qui sera ma bouée de sauvetage, mon phare dans la nuit ! D'un côté plus personnel, le confinement a été pour nous trois (avec mon mari et mon fils), l'occasion de prendre le temps de se retrouver, de manger ensemble, de traîner un peu à table et de discuter. Nous avons fait des parties de jeux de société, regardé des films tous ensemble... ce que nous ne faisions plus depuis longtemps faute de temps. Du coup, ça m'a redonné le goût de la cuisine, de faire des gâteaux, des bons petits plats... c'était un peu dimanche, tous les jours. Aujourd'hui, avec le recul, je peux dire que je suis retrouvée comme coupée en deux : la partie perso que j'ai vécue comme une parenthèse enchantée et le côté pro qui a été ressenti comme une descente aux enfers !
L'urgence la plus flagrante a été la nécessité de digitaliser mon offre. Même si, de mon point vue, cette urgence a surtout été de mon côté et non de celui de mes clients. Pendant le confinement, j'ai beaucoup travaillé pour proposer des solutions à distance qui n'ont pas encore rencontré leur public. Pour moult raisons que j'entends et comprends, mes clients n'ont pas adhéré à cette nouvelle façon de former. Certaines lourdeurs administratives, des limites techniques n'ont pas permis la transformation. Finalement, l'urgence n'était pas urgente c'était important mais pas forcément urgent. Avec le recul, je suis heureuse de ne pas m'être lancée dans des solutions trop onéreuses. Mais au moins maintenant, c'est devenu une corde de plus à mon arc.
Je travaille avec un réseau de formateurs et nous avons mis en place des réunions de partage d'expériences, notamment sur les outils digitaux. Cela prend la forme de 'qui a testé quoi, bénéfices/inconvénients, avantages/coûts'... Nous avons également échangé sur les projets de développement commercial en cours, d'actions à mener pour dynamiser la relance, etc.
Oui ! mon devis était même déjà signé, la date devait être choisie juste avant le confinement (17 mars-11 mai). Finalement, j'ai préféré reporter à l'année prochaine en concertation avec l'auditrice.
CSP Docendi a été le seul de mes partenaires à me proposer ce type d'échanges. J'ai beaucoup apprécié les ateliers animés par les autres partenaires. Ainsi, j'ai découvert des sujets comme 'la spirale dynamique' animé par Robert Dequelen et le Lean Management par Valérie Jaouen. Grâce à Michel Laffon, j'ai révisé mon opinion sur le MBTI! Il a réussi à rendre cette thématique tout à fait passionnante et vivante. Question outils purs, j'ai amélioré mes power point grâce aux conseils de Sylvie Latour. Enfin, les ateliers de Cathy Touin ont été précieux pour digitaliser mon offre. Les ateliers Qualiopi ont leur singularité dans le sens où il y avait un suivi. Souvent, nous nous retrouvions avec la même 'brochette' de participants. Cela crée des liens. J'ai pu entrer en contact avec des personnes que je n'aurais peut-être jamais rencontrées dans la vraie vie. Laurence Mignard a mené ces ateliers en favorisant l'apport de chacun. Ainsi, nous avons tous pu donner notre propre retour d'expérience, dire ce que nous avions déjà mis en place, poser nos questions... La bienveillance, l'échange, le partage étaient les maîtres mots de ces moments. L'expertise de Laurence, ses réponses claires et précises m'ont aidé à me sentir mieux armée et confiante pour présenter ma certification ! Mais au-delà des aspects purement intellectuels et d'accroissement des connaissances, préserver des contacts réguliers de cette qualité s'est révélé très importants pour moi. C'est une façon de rompre l'isolement, de garder un rythme, un pied dans le travail, l'impression d'être utile, actif.
Ma visions du métier n'a pas changé... non mais en revanche, cela m'a ouvert les yeux sur des possibilités nouvelles de l'exercer. J'étais partisane du tout présentiel ! A présent, j'ai une approche plus mixte entre distanciel et présentiel. Concernant la période à proprement dite, j'en retiens que nous avons su faire preuve d'entraide, de générosité, de reconnaissance durant ces mois. J'ai hâte de retrouver mes stagiaires en "vrai" ! Alors oui, ce sera masqué, avec du gel sur les mains, de la distanciation mais je n'attends que ça !
Propos recueillis pas Nadia Ali Belhadj
Florence Ruaz Dans une vie précédente, Florence a occupé les postes de commerciale et de manager dans l'ameublement, les produits chimiques et la finance. Formatrice indépendante depuis 2010, elle collabore avec des organismes de formation sur les thématiques du management, de la communication, du commercial et de l'efficacité professionnelle.