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Publié le - Mise à jour le
Le CHSCT (ou Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail) est l'instance représentative du personnel chargée des questions de santé et de sécurité dans l'entreprise. Il est très important d'apprendre à collaborer avec elle pour lui permettre de mener à bien ses missions. Découvrez nos nombreux conseils pour mieux travailler avec le CHSCT et avancer main dans la main.
Le CHSCT (ou Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail) est une instance représentative du personnel avec ses règles propres et des missions précisément définies par la loi. Il a pour rôle de contribuer à la protection de la santé physique et mentale de l’ensemble des salariés de l’entreprise. Pour cela, la réglementation fixe à ses membres :
Dans le cadre de leurs missions d’analyse des conditions de travail, les représentants au CHSCT cherchent à identifier les origines de situations à risques ou de comprendre les conditions de réalisation du travail. Leurs champs d’action est devenu, avec la multiplication de la connaissance des risques et les évolutions des conditions de travail un champ très large :
Le CHSCT est un espace où tous les acteurs de la sécurité, qui agissent séparément au quotidien, peuvent se réunir et échanger. Il permet une approche collective essentielle en la matière entre la direction, le chargé de sécurité, le médecin du travail et les représentants de salariés. Au final, ce sera toujours la direction qui assumera la responsabilité et les choix faits. Les représentants au CHSCT ont la possibilité d’échanger librement et directement avec n’importe quel salarié. De plus, ils ont la capacité de se déplacer dans l’entreprise dans le respect des règles de sécurité.
D’une manière générale, pour travailler avec le CHSCT, il est conseillé :
Lors des visites d’observations des situations de travail, il est conseillé :
Lors des analyses d’accidents ou de maladies professionnelles, il est conseillé :
S’il apparait normal de défendre des points de vue et des arguments, il est aussi important de ne pas générer ou d’induire pour l’entreprise, une situation d’entrave. L’entrave est défini par un article général du code du travail : le fait de porter atteinte ou de tenter de porter atteinte soit à la constitution, soit à la libre désignation des membres du CHSCT, soit au statut protecteur des représentants du personnel est puni d’un an d’emprisonnemente et/ou, selon les cas, d’une amende de 7 500 €. Le coté large de la définition permet au dispositif réglementaire de couvrir de nombreuses situations :
Les sujets sur lesquels intervient le CHSCT sont loin d’être des sujets consensuels. Par ses missions, le CHSCT met en débat certaines priorités au travail ou interroge sur les ressources pour y parvenir. Par ailleurs, certains membres peuvent confondre leurs prérogatives avec celles de d’autres instances. Ce risque peut-être accru aujourd’hui avec les nouvelles formes de Délégation Unique du Personnel.
Le C.H.S.C.T. est une instance importante dans la gestion des risques par l’employeur. Ses objectifs, le rôle de ses membres ainsi que leurs droits et devoirs sont réglementairement précis. Son champ d’action est de plus en plus large.
Pour travailler avec le CHSCT, il est conseillé de connaître le cadre de son intervention, de l’aider à qualifier de manière factuelle les risques ainsi que leurs modalités d’apparition. Il est utile d’aborder les points à améliorer comme de surligner les points importants nécessaires à une bonne production.
Attention à ne pas se placer dans une situation d’entrave, qui, outre d’envenimer les relations, peut être pénalement sanctionnée.