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Publié le - Mise à jour le
Dans un communiqué du 3 août 2022, la Société Générale déclare avoir subi une perte de près de 1,5 milliard d’euros au second trimestre 2022. Cette perte, occasionnée par la cession de sa filiale russe Rosbank, est toutefois largement compensée par une « excellente performance de l’ensemble des métiers ».
En mai 2022, la Société Générale annonçait avoir cédé la totalité de sa participation dans la filiale russe Rosbank, ainsi que ses filiales d’assurance au fonds d’investissement Interros Capital. Si la banque s’attendait à une perte de 3,1 milliards d’euros (2 milliards liés à la dépréciation de la valeur nette comptable des activités cédées, et 1,1 milliard dû à un élément exceptionnel non-cash)[1], le groupe a su gérer la « sortie des activités russes sans impact significatif en capital », principalement grâce à l’augmentation des revenus de l’ensemble des métiers.
Au cours du second trimestre 2022, la Société Générale déclare un produit net bancaire (PNB) de 7 milliards d’euros, soit une augmentation de 12,8 % par rapport au second trimestre 2021. Selon Fréderic Oudéa, son Directeur Général, cette performance résulte de « deux ans d'intense et disciplinée exécution des différents projets stratégiques ». Sur un an, le PNB du groupe progresse notamment de 8,5 % sur ses activités de banque de détail en France et de 25,3 % sur ses activités de marché. Avec un ratio de solvabilité de 12,9 % au 30 juin 2022, soit au-dessus de l’exigence réglementaire, la perte nette enregistrée par la banque au premier semestre 2022 se limite à 640 millions d’euros.
Pour 2025, la Société Générale se fixe des objectifs ambitieux, en ciblant une croissance de ses revenus supérieure ou égale à 3 % et un ratio de solvabilité de 12 %.
[1] Société Générale cesse ses activités de banque et d’assurance en Russie, 11/04/2022. URL : https://www.societegenerale.com/fr/actualites/communiques-de-presse/cession-des-activites-en-russie