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Publié le - Mise à jour le
Dans sa cartographie des marchés et des risques 2022, publiée le 6 juillet 2022, l'Autorité des marchés financiers (AMF) constate une dégradation de la situation économique mondiale liée au conflit russo-ukrainien et au durcissement des contraintes sanitaires en Chine. Selon l’AMF, en raison des niveaux de prix sur certains marchés et des excès d’endettement, le risque de correction abrupte des marchés constituerait la principale vulnérabilité de l’environnement financier.
La guerre en Ukraine et les mesures restrictives prises par la Chine pour lutter contre la résurgence de l’épidémie de covid-19 ont altéré la reprise économique débutée après la crise sanitaire et perturbé les chaînes d’approvisionnement dans de nombreux secteurs. Au niveau mondial, cet état de fait s’est traduit par de nombreuses conséquences :
Selon l’AMF, si la guerre en Ukraine perdure et que cette situation économique se prolonge, plusieurs risques pourraient apparaître.
Une accentuation de la hausse des taux d’intérêt à long terme serait non seulement susceptible d’entraîner de nouvelles corrections boursières, mais risquerait également de dégrader les conditions de financement des agents économiques déjà fragilisés par la crise sanitaire. Dans les pays émergents, cette hausse des taux d’intérêt pourrait causer une dépréciation des monnaies, avec le risque d’une crise alimentaire dans les pays dépendant de l’Ukraine et de la Russie pour les produits agricoles.
En outre, une autre catégorie de risques est à craindre : l’insolvabilité des entreprises, notamment dans les pays qui dépendent le plus des livraisons de gaz et de pétrole russes, comme l’Allemagne ou l’Italie, et dans les secteurs très consommateurs d’énergie, comme l’automobile. Les entreprises, dont l’endettement s’est accru pendant la crise sanitaire, pourraient également être pénalisées si elles ne peuvent pas répercuter l’augmentation des coûts de production sur leurs prix de vente et doivent donc réduire leurs marges. Leurs investissements en seraient d’autant freinés.
Le financement de la transition énergétique pourrait enfin être plus difficile à réaliser si la hausse des taux d’intérêt se maintient, car ces investissements longs et offrant une rentabilité plus faible seront moins attractifs.