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Publié le - Mise à jour le
Si l’assurance-vie demeure historiquement un produit largement plébiscité par les Français, il n’en demeure pas moins que leurs attentes envers ce placement évoluent. Les investisseurs sont en désormais désireux de trouver des placements en ligne avec leurs convictions, notamment en matière d’environnement, de social et de gouvernance (ESG). L’assurance-vie propose donc des supports de plus en plus nombreux pour aligner rendement et investissement responsable.
Depuis 2019, l’assurance-vie connaît des transformations majeures, sous le coup de deux phénomènes conjugués : une évolution des attentes des investisseurs et une modification du cadre juridique. Côté investisseurs, la demande s’oriente vers des investissements qui permettent de financer une économie durable, d’avoir un impact positif. D’où le succès de l’investissement socialement responsable (ISR), qui se base sur des critères ESG.
En parallèle, le gouvernement a cherché à orienter les flux de capitaux sur ces mêmes investissements. Il a ainsi contraint les assureurs à modifier leur offre, afin de faciliter l’accessibilité de ce type de placement pour les épargnants.
Ainsi, la loi Pacte impose depuis le 1er janvier 2020 que tous les contrats multi-supports proposent au moins une solution d’investissement durable en unité de compte. Celles-ci peuvent prendre trois formes :
Cette offre de supports d’investissement responsables va encore être étoffée à partir du 1er janvier 2022. Tous les contrats d’assurance-vie multi-supports devront alors proposer ces trois types d’investissement, ISR, verts et solidaires, offrant un choix toujours plus large à l’investisseur. Ce dernier profitera également des exigences accrues de reporting et de transparence auxquelles vont être soumis les assureurs. Ils seront en effet tenus communiquer de manière accessible sur les engagements de leurs fonds dans le financement de la transition écologique.
Des initiatives qui démontrent la volonté du gouvernement d’accélérer le déploiement de l’ISR, avec pour objectif de rediriger les capitaux détenus en assurance-vie vers le financement d’activités durables. Il faut dire que les montants en jeu sont conséquents : fin mai 2021, la Fédération française de l’assurance estimait ainsi les encours de l’assurance-vie à 1 827 milliards d’euros, en hausse de 4,6 % sur un an.
Grâce aux fonds labellisés qui lui sont désormais proposés dans ses contrats en unités de compte, l’épargnant français dispose donc d’une opportunité de participer au financement de l’économie réelle, tout en choisissant les thématiques auxquelles il est le plus sensible. Une orientation plus vertueuse de l’épargne qui ne se fait pas au détriment de la performance financière, qui demeure bien entendu l’objectif principal du placement.