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Publié le - Mise à jour le
Indépendante, Alexandra a monté sa propre structure il y a 8 ans. Ses clients sont principalement des TPE, PME et des associations. Elle apprécie de travailler pour de petites structures car si sa porte d'entrée est la DAF elle arrive rapidement à avoir une vision 360 de l'accompagnement de l'entreprise. La relation de confiance avec les dirigeants est également un point clé dans sa vision du métier.
Elle intervient auprès 2 à 4 entreprises, jamais plus car pour elle être DAF à temps partagé c'est aussi conserver du temps pour sa vie de famille. Un discours assez peu répandu au sein de la profession. En tant que membre actif du groupe des DAF à temps partager de la DFCG, elle travaille tous les 2 ans sur la rédaction d'un observatoire de la profession. « Certains essayent d'avoir un temps plein mais pas tous, d'autres ont des activités assez éloignées du monde de la finance, je cite souvent l'exemple d'un apiculteur. J'aimerais avoir du temps pour moi mais en fait dans la vraie vie, je dégage du temps pour mes parents qui sont âgés et mes enfants adolescents. C'est le moment dans ma vie où j'ai besoin de ça. »
Les missions d'Alexandra de Verdière se décomposent généralement en 2 phases. La première est celle de la restructuration, organisation et mise en place d'outils et de process. Cette partie, qui consiste à auditer l'existant pour amener l'entreprise à faire un bon en avant, l'intéresse particulièrement. « Le monde d'aujourd'hui est très digitalisé, pour mes clients je choisis les outils et les mets en place (…) je mets vraiment les mains dans le cambouis. ». Lorsque cette phase est réussie il s'en suit souvent une seconde partie, celle de la gestion opérationnelle au quotidien. A ce stade elle se fait toujours accompagnée d'un expert comptable et parfois d'un assistant de gestion dans l'entreprise ou bien en externe.
Lorsqu'on interroge Alexandra sur sa plus grande fierté, elle répond sans hésiter qu'elle est très fière de pouvoir venir en aide aux entrepreneurs de ce pays : « Je trouve que la France a un tissu d'entreprises incroyables. C'est notre rôle en tant que conseillers, consultants ou directeur externe de venir les aider et les accompagner pour ne pas qu'ils tombent à cause de problèmes de trésorerie ou de cash. Parfois c'est juste un problème de pilotage, il suffit de mettre en place un bel outil et tout d'un coup ça redémarre et on ressent le souffle frais de la trésorerie. Ce sont les missions dont je suis la plus fière, aider à structurer et sécuriser les entreprises. » Et à titre personnel, recevoir le label de la DFCG ( Association des Directeurs Financiers et Contrôleurs de Gestion) a été une reconnaissance vis à vis de ses pairs.