DAF et manager de transition - Luis Filipe Martins, DAF chez FORESIGHT

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Si aujourd'hui ce manager de transition est à la tête de son propre cabinet de conseil en stratégie et développement opérationnel FORESIGHT, sa formation initiale ne le prédestinait pas au monde de l'administration et de la finance.

Géologue de formation, Luis Filipe a rapidement compris qu'il ne ferait pas de cette passion sa profession. Encore étudiant, il commence un emploi temporaire chez BOUYGUES, sans imaginer qu'il y resterait 15 ans. Le groupe français le forme entièrement aux fonctions commerciales, tant et si bien qu'il est directeur commercial lorsqu'il quitte le groupe.

Il prend ensuite goût à l'entrepreneuriat en s'associant au sein d'une SSII spécialisée dans le développement d'outils pour les transporteurs. Après plusieurs années, il décide de reprendre ses études pour ancrer dans la théorie ses expériences professionnelles. Luis Filipe intègre donc l'ESSEC Business School en executive. « Cela m'a permis de ranger un peu ma boîte à outils et d'avoir toute la partie théorique pour aborder la gestion d'entreprise et notamment la partie financière : comprendre un bilan, faire du prévisionnel, du reporting etc... ».

C'est au sortir de cette formation qu'il rencontre un manager de transition qui lui parle avec passion de son métier. L'idée d'avoir à remplir une mission avec des objectifs bien définis et partir, lorsqu'ils sont atteints, répondre aux besoins d'une autre société, lui plaît beaucoup. Il se lance ainsi, à 35 ans, dans le management de transition. Il reconnaît que son âge a surpris dans un milieu généralement plus âgé. Depuis 10 ans, Luis Filipe enchaîne donc les missions de gestion, dans ce podcast il nous décrit les plus marquantes.

 

Terrain, humain et pragmatisme

Voici les 3 qualités clés pour être un bon DAF.

L'humain car Luis Filipe aime échanger, rencontrer et aller vers les autres « On ne fait rien sans l'autre et le pragmatisme parce qu'il faut être réaliste et ne pas se voiler la face ».

Quant au terrain, il est l'aspect le plus essentiel du métier. Il ne faut pas se contenter de relever des incohérences sur des tableaux Excel mais bien d’aller vérifier sur le terrain ce qui se passe. « C'est la seule façon de vérifier la véracité des données ».

 

Du cousu main vers du standard

Aujourd'hui, les nombreux outils intégrés, à disposition des DAF, permettent un gain de temps et d'efficacité notamment grâce aux outils d’interfaçage entre l'outil de gestion de la production et l'outil de gestion financière et comptable avec bien sûr les outils de reporting. « Ces outils sont bien plus malléables qu'avant. On était sur du cousu main et maintenant on a quelque chose de plus standard mais paramétrable et plus abordable également. »

Toujours d'après Luis Filipe, l'intérêt de l'intelligence artificielle repose sur la détection des fraudes et incohérences et la prédiction de la variations des prix (transport, énergie, matière première etc...). En fonction de la taille de l'entreprise, cela peut être une bonne base. « L'exemple le plus marquant d'intelligence artificielle bien employée, c'est celui des impôts lorsqu'ils procèdent à un contrôle fiscal. »

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